Une nouvelle convocation judiciaire visant un professionnel des médias suscite l’attention dans la presse togolaise. Yves Galley, directeur de publication du journal « La Symphonie », a été convoqué par le Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie nationale. La convocation, transmise au journaliste par voie d’huissier mardi 25 août, lui demande de se présenter devant les enquêteurs vendredi 28 août 2026.
Selon le document, le journaliste est convoqué « pour les nécessités d’une enquête judiciaire ». Aucun autre détail sur les faits à l’origine de cette démarche n’a, à ce stade, été officiellement communiqué.
Les raisons de la convocation de Yves Galley restent floues
L’affaire est suivie de près par les organisations professionnelles de la presse togolaise. D’après nos informations, plusieurs structures représentatives des médias ont été alertées et restent attentives à l’évolution du dossier.
Cette convocation intervient dans un contexte où la question de la liberté de la presse et de la responsabilité des journalistes demeure particulièrement sensible au Togo. Le délit de presse étant dépénalisé dans le pays, les organisations professionnelles sont susceptibles de porter une attention particulière à la qualification juridique qui pourrait être retenue dans le cadre de cette enquête et aux conditions dans lesquelles le journaliste sera entendu.
À ce stade, aucune accusation formelle n’a été rendue publique contre Yves Galley et aucune conclusion ne permet d’établir qu’il aurait commis une infraction. Son audition, si elle se tient comme prévu, devrait permettre d’en savoir davantage sur les raisons précises de sa convocation.
Une affaire qui intervient dans un climat tendu
Cette nouvelle convocation intervient alors que le paysage médiatique togolais est déjà marqué par une autre affaire impliquant des professionnels de l’audiovisuel. Deux journalistes-réalisateurs français sont détenus au Togo depuis la fin du mois de juillet. Ils ont été placés sous mandat de dépôt, de même que leur fixeur togolais, dans une affaire où les autorités leur reprochent notamment des faits qualifiés de « fausse déclaration » et de tournage dans des zones considérées comme sensibles.
Cette affaire, qui a suscité un écho dans plusieurs médias internationaux, nourrit déjà les inquiétudes autour des conditions d’exercice du métier de journaliste et de réalisateur au Togo
Dans ce contexte, la convocation d’Yves Galley sera particulièrement observée par les organisations professionnelles de la presse. Mais déjà, il se susurre que le directeur de publication de La Symphonie aurait pu être convoqué plutôt par le Haute autorité de régulation des communications écrites et numériques (HARC), institution compétente à connaître les affaires de délits de presse.
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