Togo : Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani regagnent Paris

Louis KAMAKO
By
Louis KAMAKO
Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la...
3 Min Read
🎧 Écouter cet article ≈ 2 min
0:00 –:––

L’affaire connaît une nouvelle évolution au Togo. Les réalisateurs français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, arrêtés fin juillet alors qu’ils travaillaient sur un documentaire, sont de retour à Paris. Ce retour a été confirmé jeudi par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, qui évoque un « grand soulagement » pour leurs proches.

Les deux réalisateurs français avaient été interpellés le 27 juillet dans le nord du Togo. Ils se trouvaient dans le pays pour réaliser des images destinées à l’émission Les Routes de l’impossible, diffusée sur France Télévisions.

- Advertisement -

Leur collaborateur togolais, Fred Vedomey, avait lui aussi été arrêté. Tous trois avaient ensuite été conduits à Lomé. L’affaire avait rapidement pris une dimension diplomatique, alors que les deux Français étaient maintenus en détention dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.

Le périple Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani

La sortie de détention ne s’est pas faite simultanément pour les deux réalisateurs. Sebastian Perez Pezzani avait été placé sous contrôle judiciaire à la fin du mois d’août, notamment pour pouvoir recevoir des soins à Lomé. Gaël Mocaër et Fred Vedomey ont, eux, bénéficié d’une décision de mise en liberté provisoire le 1er septembre, selon les informations recueillies auprès de leur avocat, Me Martial Akakpo.

Désormais, les deux Français disposent également de l’autorisation de quitter le Togo. Une source diplomatique française indique qu’ils ont regagné la France.

- Advertisement -

Cette autorisation de départ ne signifie pas que les poursuites sont abandonnées. Les trois hommes sont notamment poursuivis pour « fausses déclarations ». La justice togolaise leur reproche également des irrégularités liées à leur mission, parmi lesquelles l’utilisation d’un drone dans une zone considérée comme sensible sur le plan sécuritaire.

Une version que les intéressés contestent. Leur avocat affirme notamment que le tournage avait fait l’objet d’une autorisation préalable. La société de production des deux réalisateurs soutient elle aussi qu’ils avaient effectué leur travail dans le respect des autorisations qui leur avaient été délivrées.

- Advertisement -

Rejoignez notre chaîne WhatsApp pour ne rien rater !

TAGGED:
Share This Article
Follow:
Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la gouvernance locale avec une approche fondée sur la rigueur, l’analyse et la vérification des faits.