Togo : face aux inondations, le dispositif national se déploie

Didier ASSOGBA
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Didier ASSOGBA est journaliste multimédia, consultant médias, enseignant et politologue togolais. Actif depuis 2009, il dirige TogoBreakingNews.info depuis 2014. Diplômé de l’UCAO-Togo et formé à l’ESJ...
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Face aux inondations provoquées par les fortes pluies des 29 et 30 juin 2026, le gouvernement togolais a activé son dispositif national de gestion des catastrophes afin de porter secours aux populations sinistrées et de limiter les conséquences des intempéries. Des opérations de sauvetage, de pompage des eaux, de sécurisation des infrastructures et de surveillance sanitaire sont actuellement menées dans le Grand Lomé ainsi que dans plusieurs localités des régions Maritime et des Plateaux.

Coordonnée par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) à travers le Centre national des opérations d’urgence (CNOU), cette réponse s’inscrit dans le cadre du Plan ORSEC et de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes (PNRRC).

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Des inondations aux conséquences humaines et matérielles

Les inondations enregistrées en début de semaine ont fortement affecté les 13 communes du District autonome du Grand Lomé, mais également plusieurs préfectures de la région Maritime, notamment Vo, Lacs, Bas-Mono et Yoto.

Les inondations ont submergé de nombreux quartiers, provoqué d’importants dégâts matériels, perturbé la circulation et entraîné le débordement de plusieurs bassins de rétention.

Parmi les infrastructures touchées figure notamment la Route nationale 34 (RN34), où le pont franchissant la rivière Adjorogou, à Boko dans la préfecture de Vo, a subi une rupture, compliquant les déplacements dans cette zone.

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Plusieurs grands axes de Lomé, notamment les boulevards Eyadéma, des Armées, du 30 Août, de la Kara, ainsi que les avenues de la France, Pya et des Bruyères, ont également connu d’importantes perturbations.

Le bilan humain demeure particulièrement préoccupant. Les autorités font état de quatre décès liés aux intempéries : trois personnes ont péri par noyade, dont un enfant de quatre ans à Adidogomé, un homme de 28 ans à Gbossimé et un homme de 47 ans à Dagbati, dans la préfecture de Vo. Une quatrième victime a perdu la vie à Sotouboua après l’effondrement de son habitation.

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Mobilisation nationale face aux inondations

Dès les premières heures de la crise, les différents services de l’État ont été déployés sur le terrain. Les interventions portent sur le sauvetage des personnes en difficulté, le pompage des eaux dans les quartiers inondés, la sécurisation des axes routiers, l’évaluation des dégâts ainsi que la coordination des opérations avec les communes, les forces de défense et de sécurité et les services techniques.

Les équipes de l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) procèdent notamment au dégagement des arbres tombés, au nettoyage des chaussées et à l’évacuation des déchets charriés par les eaux. Des dispositifs de pompage ont également été installés dans plusieurs zones particulièrement touchées, notamment à Sanguéra et Babacopé, afin d’accélérer l’évacuation des eaux stagnantes.

De son côté, la Direction de l’assainissement supervise la remise en état des équipements, le suivi des bassins de rétention et l’identification des besoins prioritaires.

Les sapeurs-pompiers poursuivent leurs missions d’élagage, d’aspiration des eaux et de reconnaissance des secteurs à risque, tandis que les forces de sécurité assurent la régulation de la circulation, la mise en place de déviations et la sécurisation des zones les plus exposées.

Des infrastructures sous surveillance

Les autorités accordent une attention particulière aux ouvrages susceptibles d’être fragilisés par les inondations. Des inspections techniques sont en cours sur plusieurs infrastructures routières, notamment sur la RN34, afin de déterminer les mesures de sécurisation nécessaires.

Dans le Grand Lomé, la situation observée au niveau de la société Mèche Amina, dans la commune du Golfe 2, fait également l’objet d’une expertise technique afin d’évaluer les risques potentiels.

Au-delà de l’urgence immédiate, le gouvernement cherche à prévenir les conséquences sanitaires des inondations. Le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) a été placé en état d’alerte. Des intrants médicaux ont été prépositionnés et des campagnes de sensibilisation sont menées auprès des populations sur les règles d’hygiène à respecter après les inondations.

Les services de santé procèdent également à l’identification des zones nécessitant des opérations de désinfection et au traitement de l’eau dans certains ménages afin de réduire les risques de maladies hydriques.

Une vigilance maintenue face aux prochaines pluies

Alors que les prévisions météorologiques laissent craindre de nouveaux épisodes pluvieux, les autorités maintiennent un dispositif de surveillance permanent.

Les services compétents suivent notamment l’évolution du niveau des bassins de rétention, des cours d’eau et des zones dépressionnaires, tout en surveillant les risques d’effondrement d’habitations fragilisées, de nouvelles inondations, de glissements de terrain localisés ou encore de pertes agricoles.

Le gouvernement appelle les populations à faire preuve de la plus grande prudence, à éviter les zones inondées, à ne pas traverser les voies submergées et à signaler sans délai toute situation dangereuse aux services d’urgence.

À travers cette mobilisation coordonnée, l’exécutif entend limiter l’impact des intempéries, assurer la protection des populations et accompagner les communautés sinistrées jusqu’au retour à une situation normale, dans un contexte où les épisodes météorologiques extrêmes deviennent de plus en plus fréquents sous l’effet du changement climatique.

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Didier ASSOGBA est journaliste multimédia, consultant médias, enseignant et politologue togolais. Actif depuis 2009, il dirige TogoBreakingNews.info depuis 2014. Diplômé de l’UCAO-Togo et formé à l’ESJ Lille, il est spécialisé en analyse politique, gouvernance, communication digitale et médias numériques en Afrique de l’Ouest.