Le gouvernement régule la commercialisation des noix de cajou. Désormais, la livraison d’un tiers de la collecte aux pôles agro-industriels est imposée avant toute exportation. Par un arrêté interministériel signé le 30 décembre 2025, les ministres en charge de l’Economie, Badanam Patoki et le ministre de l’Agriculture, Antoine Lékpa Gbegbeni ont apporté ces nouvelles modifications aux textes réglementant la filière anacarde.
Le nouveau texte modifie et apporte de nouvelles bases aux dispositions des articles de l’arrêté interministériel du 28 février 2008.
La première disposition porte sur l’obligation des acheteurs agréés et des sociétés coopérative de producteur, de livrer aux pôles agro industriels un tiers (1/3) du volume des noix de cajou collectées ou achetés. Cette livraison se fera avant toute cession aux exportateurs. Le prix de cession aux transformateurs sera donc fixé en début de campagne par l’interprofession. Selon l’article 9 du nouveau texte, les responsables des unités doivent délivrer à l’acheteur ou à la société coopérative, un quitus de livraison vérifié et approuvé par le Conseil interprofessionnel de la filière anacarde du Togo (CIFAT).
Le texte prévoit également des sanctions quant au non-respect des mesures établies. « Tout acheteur agréé de noix de cajou ou toute société coopérative de producteurs qui ne respecte pas l’obligation de fournir un tiers (1/3) de la quantité achetée ou collectée de noix de cajou aux unités de transformation établies sur le territoire national sera exclu de toute opération de vente aux exportateurs pour la durée de la campagne en cours ». Précise l’article 10 du nouveau texte.
Agrément pour les Noix de cajou
Toutefois, si un défaut de livraison imputable aux usines de transformation est officiellement établi, le CIFAT procèdera à une vérification sur le terrain. L’institution délivrera ensuite une autorisation spéciale à l’acheteur ou à la coopérative concernée. Ce document permettra ainsi aux opérateurs de poursuivre leurs transactions avec les exportateurs en toute légalité.
L’achat et l’exportation des noix de cajou seront subordonnés à la délivrance d’un agrément. Ce dernier est délivré aux acheteurs et aux exportateurs par le Comité de coordination de la filière anacarde. Ainsi, toute cargaison de noix de cajou destinée à l’exportation sans ces documents sera saisie par les autorités compétentes. Le préjudice et les charges de cette saisie seront donc imputables à l’exportateur.
Ces mesures envisagent la restructuration de la filière. Elle renforce l’organisation et crée d’avantages de valeur ajoutée sur l’ensemble du territoire.
En rappel, le gouvernement togolais a lancé officiellement la campagne de commercialisation des noix de cajou le 26 février dernier. Ce lancement officiel marquait le début des opérations de collecte, d’achat, de transformation et d’exportation de l’anacarde et ses produits dérivés au Togo pour le compte de l’année 2026.
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