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FIHA 2025 : Quand la diversité devient un nouvel horizon du développement

Anselme AVI
3 Min Read

A la 4e édition du Festival d’Histoire d’Aného (FIHA 2025), un colloque scientifique a été consacré vendredi au thème « Diversités ». Soutenue par la coopération allemande à travers la GIZ, cette activité a rassemblé des universitaires venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Togo. Elle a permis d’explorer les différentes formes de diversité (culturelle, sociale et territoriale) et d’en montrer la valeur pour le développement local et la cohésion sociale.

Le colloque animé par le professeur Essohanam Batchana a exploré les multiples facettes de la diversité. Les communications ont abordé la diversité culturelle comme outil de cohésion sociale, les découvertes liées aux interactions culturelles, ainsi que la diversité envisagée comme levier stratégique pour le marketing territorial et le développement économique local.

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Le professeur Akodah Ayewouadan a mis en lumière les liens entre diversité et enjeux fonciers. Pour lui, une part des crises foncières découle du choc entre droit moderne et règles coutumières. Il a appelé à un dialogue permanent entre les deux systèmes, tout en plaidant pour un renforcement du rôle des chefs traditionnels.

Pour l’universitaire, le FIHA représente « un espace d’échange, d’apprentissage et de métissage », révélant les richesses culturelles, cultuelles, touristiques et intellectuelles d’Aného. Il considère la diversité comme « une opportunité et une source d’enrichissement » et salue la présence de l’Égypte, pays invité, comme un « retour aux racines », renvoyant aux travaux de Cheikh Anta Diop sur l’unité culturelle africaine.

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Les jeunes participants ont également tiré de nombreux enseignements. Kayi Agbodjan, étudiante en communication, affirme avoir été marquée par la conférence sur la diversité et l’identité du FIHA 2025.

« J’ai compris qu’il est essentiel de respecter la diversité culturelle pour encourager un monde fondé sur la compréhension et le respect mutuel. ». Elle dit vouloir s’ouvrir davantage aux autres cultures.

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De son côté, Labitey Amahcombey, étudiant en journalisme, retient l’appel à devenir acteur de sa culture. « En tant que futur journaliste, je dois contribuer à la valorisation de notre patrimoine et ne pas rester spectateur », a-t-il exprimé.

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