La 4e édition du Festival International d’Histoire d’Aného (FIHA) a officiellement démarré jeudi à Aného. Isaac Tchiakpé, le ministre de la Culture et du Tourisme a présidé les hostilités. C’était en présence de Me Alexis Aquereburu, le sénateur-maire des Lacs 1 et président du FIHA, de l’ambassadeur d’Égypte et de la représentante résidente de la GIZ.
Placée sous le thème « Diversités », l’édition 2025 entend mettre en lumière les richesses culturelles, sociales et historiques du territoire, tout en valorisant les héritages et influences venus d’ailleurs.
« Ce thème met en avant les richesses des Lacs 1, mais aussi les patrimoines et modes de vie façonnés par diverses influences. Il invite à interroger les transformations sociales, politiques et économiques qui marquent nos sociétés. Notre ambition est de faire du FIHA un espace où la diversité devient un levier de cohésion sociale et de vivre-ensemble », a affirmé Florent Tiassou, commissaire général du festival.
Le ministre de la Culture, Isaac Tchiakpé, a salué une plateforme « qui célèbre la mémoire, la transmission et les traditions ». Il a souligné l’importance du dialogue culturel, et rappelé que l’Égypte, invitée d’honneur, constitue « l’un des symboles les plus éclatants d’un carrefour des civilisations africaines, arabes et méditerranéennes ».
« Mettre ce pays à l’honneur revient à célébrer la pluralité et à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre Lomé et Le Caire. Je réaffirme l’engagement du gouvernement à accompagner le FIHA et à en faire un rendez-vous national et international incontournable », a adressé Isaac Tchiakpé.
L’événement bénéficie de l’accompagnement de la fédération allemande à travers la GIZ. Inge Baumgarten a mis en avant la convergence de vision entre la GIZ et le festival. « La diversité est au cœur de notre engagement. Elle unit, inspire et renforce notre action. La GIZ se reconnaît pleinement dans cette démarche », a-t-elle déclaré.
FIHA 2025 dans la diversité
Le sénateur-maire des Lacs 1 et président du FIHA, Alexis Aquereburu, a souligné la portée symbolique du thème. « La diversité constitue le souffle multiple d’un peuple aux mille visages, forgé par la rencontre entre diverses communautés au fil des siècles. Il y a des lienshistoriques entre l’Égypte ancienne et les peuples du Mono. Il existe une lumière originelle partagée. Cette édition rend hommage à un patrimoine commun qui transcende le temps et l’espace » a-t-il souligné.
L’évènement, devenu une référence culturelle nationale, rassemble chercheurs, artistes, diplomates et communautés autour du dialogue, de la mémoire et de l’ouverture interculturelle. Tous ont salué un festival qui confirme d’année en année son rôle dans la valorisation du patrimoine et la construction d’une dynamique culturelle inclusive.
Le spectacle inaugural a donné le coup d’envoi d’une riche programmation. Ce vendredi, un colloque international réunira des chercheurs venus de plusieurs continents pour échanger autour du thème des diversités. La journée du samedi 22 novembre sera dédiée à Bassar, avec la danse du feu, des prestations de jeunes filles vierges et une immersion dans le Fa. Une conférence sur les trônes et divinités noires d’Aného viendra approfondir les réflexions.
Le programme se poursuit avec un grand carnaval animé par des danseuses brésiliennes, avant un concert FIHA clôt.
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