La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a lancé, vendredi, la deuxième phase du Consortium panafricain des Masters pour l’interprétation et la traduction (PAMCIT 2). La cérémonie s’est tenue à Lomé sous la présidence de Damtien Tchintchibidja, vice-présidente de la Commission de la CEDEAO. Elle a été marquée par la remise de six (6) bourses d’excellence à de jeunes étudiants issus des universités partenaires du programme.
Cette initiative, coordonnée avec les Nations unies et plusieurs partenaires institutionnels, vise à former une nouvelle génération d’interprètes et de traducteurs africains capables de répondre aux besoins croissants du continent.
« Le Consortium panafricain de masters en interprétation et traduction (PAMCIT) est une initiative de la Réunion annuelle internationale concernant les services linguistiques, la documentation et les publications (IAMLAPD), portée par les Nations Unies et l’Union Européenne. Elle vise à offrir une formation de qualité aux interprètes et traducteurs africains, afin de combler les lacunes croissantes observées dans le domaine linguistique » a souligné Damtien Tchintchibidja.
La deuxième phase du programme est axée sur le thème : « Promouvoir l’intégration régionale : la coopération institutionnelle et universitaire au service du multilinguisme ». Elle réunit plusieurs universités de la région, dont l’Université de Lomé, l’Université Gaston-Berger du Sénégal, l’Université Jean-Piaget du Cabo Verde et l’Université de Legon au Ghana. Ces établissements collaboreront pour proposer des formations spécialisées en interprétation, traduction, terminologie et technologies linguistiques. Le programme repose sur une coopération académique fondée sur le partage des expertises, la mobilité des enseignants et l’harmonisation des curricula.
Le PAMCIT pour encourager les talents
La CEDEAO a mis en place des bourses destinées aux étudiants des universités membres, dont l’Université de Lomé et l’Université Jean-Piaget, encore en cours d’intégration officielle au consortium. Elles ont été attribuées sur la base du mérite et de critères rigoureux, afin d’encourager les talents les plus prometteurs. Des stages physiques et virtuels sont déjà organisés avec les institutions partenaires.
La première phase du programme a été réalisée avec succès. « À la fin de PAMCIT 1, 244 professionnels avaient été formés en interprétation et traduction, plus de 120 formateurs avaient vu leurs compétences renforcées et 8 doctorants avaient bénéficié d’un soutien. Beaucoup de diplômés de PAMCIT 1 servent aujourd’hui dans des organisations internationales en Afrique, y compris au sein de la CEDEAO. D’autres dirigent des programmes universitaires en interprétation et traduction à travers le continent », a détaillé Olukemi Robinson-Atabuh, directrice des conférences et du protocole à la CEDEAO.
La CEDEAO assume désormais la présidence du programme et a annoncé la création d’une task force dédiée. Cette équipe aura pour mission de coordonner la formation des formateurs, d’organiser des stages dans les institutions partenaires, d’assurer la mobilité académique et de mobiliser les ressources techniques nécessaires au bon fonctionnement du programme. Cette approche vise à garantir une formation solide et adaptée aux besoins actuels des institutions africaines.
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