Les membres de l’Association des sourds du Togo (AST) ont pris part, samedi 27 juin, à une séance de sensibilisation consacrée à la drépanocytose. Organisée avec l’appui de l’Association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF), la rencontre visait à renforcer les connaissances des participants sur cette maladie génétique et à promouvoir les moyens de prévention.
La rencontre a été animée par Odile Yaya Aziaka, point focal du programme Genre et violences basées sur le genre à l’ATBEF. Pour garantir une meilleure compréhension des membres de L’AST, Théophile Ayena a assuré l’interprétation en langue des signes.
Mieux comprendre la drépanocytose
Au cours de la séance, Odile Yaya Aziaka a expliqué de manière détaillée ce qu’est la drépanocytose, ses causes ainsi que ses conséquences sur la santé. À l’aide d’exemples simples et adaptés à l’auditoire, elle a permis aux participants de mieux comprendre les mécanismes de la maladie. Elle a notamment évoqué l’anémie fréquente chez les personnes atteintes de drépanocytose. « Les globules rouges des personnes drépanocytaires ont une durée de vie comprise entre 10 et 20 jours, contre environ 120 jours chez une personne non atteinte », a-t-elle expliqué .
Elle est également revenue sur l’importance de l’électrophorèse de l’hémoglobine, un examen permettant de déterminer le statut drépanocytaire d’une personne. « Quand vous êtes en couple avec une personne, faites l’analyse de l’électrophorèse afin de prévenir », a-t-elle recommandé.
Déconstruire les préjugés sur la drépanocytose
La présentation a aussi porté sur les différents types de drépanocytose ainsi que sur les nombreux stéréotypes dont sont souvent victimes les personnes atteintes. Les échanges ont permis aux participants de partager plusieurs expériences vécues. Les difficultés de santé associées à la drépanocytose ont été largement expliquées, tout comme les mesures permettant de prévenir la naissance d’enfants atteints de formes sévères de la maladie.
À l’issue de la rencontre, Odile Yaya Aziaka a invité les participants à relayer les informations reçues auprès de leurs proches. Elle a également encouragé les personnes qui n’ont jamais effectué de dépistage à réaliser l’examen d’électrophorèse. Les personnes vivant avec la drépanocytose ont, quant à elles, été appelées à suivre régulièrement leur traitement et les conseils des médecins.
Rejoignez notre chaîne WhatsApp pour ne rien rater !






