La cérémonie de clôture de la 9e édition du Festival international du film du Togo (FIFTO) s’est déroulée samedi. Elle marque la fin d’une semaine riche en diversités et émotions cinématographiques. Pour le ministre de la Culture, Isaac Tchiakpe, cette fin de festival n’est pas un adieu mais un « clap de séquence ».
Placé sous le thème « Raconter nos réalités : cinéma africain en langues locales et récits du quotidien », l’événement a rassemblé pluisieurs personnalités. Parmi elles, Wang Min, Ambassadrice de Chine au Togo, Babacar Bâ, représentant du Ministère de la Culture sénégalais, ainsi que Zouréhatou Kassah-Traoré, Gouverneure du District Autonome du Grand Lomé (DAGL).
Bilan de la neuvième édition du FIFTO
La soirée a débuté par des chants de la chorale Cœur Mayere, avant de laisser place au bilan de cette neuvième édition. Le délégué général du FIFTO, Essahanam Padaro Awesso, s’est réjoui de la dynamique pédagogique instaurée cette année. En amont du festival, deux ateliers de formation et le programme FIFTO Class ont permis de rapprocher les jeunes des métiers du cinéma. « Cette approche a favorisé la transmission des savoirs et l’éveil de vocations », a souligné le délégué général.
Durant cinq jours, les master class et les tables rondes ont nourri les débats sur les enjeux du cinéma en langues locales. Le délégué général a tenu à préciser que « les bonnes choses ont aussi une fin », tout en invitant déjà les partenaires pour la 10e édition.
Dans son allocution de clôture, le ministre de la Culture, Isaac Tchiakpe a insisté sur le fait que la culture doit continuer à vivre au-delà du festival. Pour lui, le choix des langues locales est une affirmation d’identité et un outil de cohésion sociale indispensable.
Le ministre a également rendu un hommage au Sénégal, pays invité d’honneur, et à la République populaire de Chine, invitée spéciale. Il a rappelé que « valoriser nos langues dans le cinéma est le choix d’une souveraineté culturelle assumée ». Le gouvernement reste engagé à soutenir la formation des cinéastes pour faire du septième art un véritable vecteur de développement économique au Togo.
Acteurs et Réalisateurs ont été primés au FIFTO
Le moment de la remise des prix a révélé le talent des créateurs, acteurs et réalisateurs africains. Dans la catégorie internationale, le Grand prix, d’un million de FCFA, a été décerné à Alidou Badini pour son œuvre traitant de l’extrémisme violent. Très ému, le lauréat du prix du meilleur documentaire pour la catégorie internationale, Youssouph Koussé, a confié : « Voir son film déjà sélectionné est un grand bonheur, mais repartir avec le Grand prix nous fait quelque chose ».
Sur le plan national, Raïssa T’Kéba Kafechina a remporté le prix de la meilleure fiction avec son film « À toi l’honneur ». De son côté, Nicoué Amansah Koffi, sacré pour la meilleure fiction togolaise avec « La Bonne », a partagé sa vision des choses. « Il ne faut pas forcément qu’il y ait des financements venu d’ailleurs avant de commencer à créer. Quand on aime ce métier, on travaille pour que nos histoires puissent résonner », a-t-il affirmé.
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