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Togo : les femmes rurales encore sous-représentées dans les médias

Pélagie ASSAGBAVI
4 Min Read

L’Observatoire Togolais des Médias (OTM) a organisé vendredi une conférence-débat sur la place des femmes rurales dans les médias au Togo. Tenue à Lomé, la rencontre a été présidée par Pierre Sabi Kasséré, représentant le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). L’objectif est de promouvoir la liberté d’expression, la liberté des médias et la protection des défenseurs des droits humains au Togo.

Les échanges ont porté sur le thème : « Médias et femmes rurales dans les contenus médiatiques au Togo : défis et enjeux au sein des médias ».

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« Aujourd’hui, nous avons choisi de nous concentrer sur la femme en milieu rural. Très souvent, lorsque l’on évoque les femmes, l’attention se porte uniquement sur celles qui occupent des postes importants. Pourtant, au Togo, les femmes sont plus nombreuses que les hommes et une grande partie d’entre elles vivent en zone rurale. Il est donc essentiel de s’interroger sur la place que les médias réservent à ces femmes rurales. C’est autour de cette question que se sont déroulés nos échanges », a expliqué Fabrice PETCHEZI, président de l’OTM.

La rencontre a réuni des professionnels des médias et des acteurs de la société civile. Deux communications ont été présentées. La première, intitulée « Médias et femmes rurales dans les contenus médiatiques au Togo : défis et enjeux au sein des médias », a été développée par Tounou Adoudè, spécialiste genre et inclusion sociale. 

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La seconde, « Être femme leader d’organisation en milieu rural : réalités, défis et perspectives », a été présentée par Yawa Gameti, directrice exécutive de l’ONG FIADI.

L’Observatoire a aussi profité de l’occasion pour présenter le bilan des activités menées en 2025 avec les apprenants. Trois webinaires ont été organisés pour promouvoir la liberté d’expression avec la participation de l’ISICA et de l’Université de Kara.

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Les femmes rurales, les grandes oubliées

Les résultats du monitoring genre et droits humains dans les médias (JIFA 2025) ont également été dévoilés. Au total, 1 646 articles et éléments médiatiques ont été répertoriés. Parmi ces productions, 5 116 personnes ont été vues ou entendues, dont seulement 1 565 femmes. Cette faible représentation limite la prise en compte des points de vue, des expertises et des réalités vécues par les femmes.

Plusieurs recommandations ont été formulées à la fin des présentations. L’État est appelé à renforcer ses actions à travers des microprogrammes destinés aux femmes rurales. Les organisations de la société civile doivent poursuivre leur accompagnement en collaborant directement avec ces femmes. 

Les partenaires techniques et financiers sont également encouragés à soutenir davantage les initiatives menées avec et pour les femmes rurales. Les médias doivent réserver des espaces dédiés pour valoriser les défis, les enjeux et les réussites des femmes rurales. Il est aussi recommandé de créer des nanoprogrammes pour renforcer leur leadership, leur autonomisation, leur éducation, leur santé et leur inclusion. 

Les initiatives qui mettent en lumière le « Yes we can » pour les femmes rurales doivent être encouragées. « Les femmes sont porteuses de vie et vectrices de paix. La femme est non seulement maternelle, mais elle s’oppose aussi à tout ce qui menace la vie humaine. C’est pourquoi nous essayons toujours de promouvoir leur rôle dans la construction d’une société apaisée, où chaque voix compte et où la dignité humaine est protégée » a conclu Pierre Sabi Kasséré.

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