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Togo : Amavi Kadanga introuvable, ASVITTO sonne l’alerte

Didier ASSOGBA
3 Min Read
Amavi Kadanga/DR (TogoBreakingnews)

La disparition inexpliquée de l’activiste togolaise Amavi Kadanga suscite une vive inquiétude au sein des organisations de défense des droits humains. Vendredi, l’Association des victimes de torture au Togo (ASVITTO) a déclaré être « profondément préoccupée » par l’absence de toute nouvelle de la militante depuis près d’une semaine et appelle les autorités à s’exprimer officiellement sur les circonstances de cette disparition.

Selon un message publié sur X (ex-Twitter), « Amavi Kadanga est portée disparue depuis samedi 22 novembre ». L’organisation affirme que des témoins ont rapporté une filature présumée de la militante ces derniers jours. Toujours d’après l’ASVITTO, une « présence inhabituelle de personnes en tenue civile » aurait été constatée dans son quartier de Dagué, une localité située à une vingtaine de kilomètres de Lomé.

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Pour l’organisation, ces éléments constituent des « signaux alarmants » qui laissent craindre une disparition forcée. Elle exhorte les autorités chargées de la sécurité intérieure à « situer la famille et l’opinion publique » sur la situation de Amavi Kadanga, estimant qu’une clarification rapide est nécessaire pour éviter une escalade des tensions.

Amavi Kadanga, de nouveau aux arrêts ?

La militante est connue pour avoir participé aux manifestations pacifiques organisées le 6 juin dernier à Lomé. Interpellée lors de ces rassemblements, elle avait, après sa libération, affirmé avoir été victime de sévices durant sa détention. Des accusations de torture qui avaient déjà provoqué des réactions au sein de la société civile togolaise et attiré l’attention de plusieurs organisations de défense des droits humains.

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Dans son communiqué, Kao Atcholi, le président de l’ASVITTO appelle les autorités togolaises à « faire preuve d’élégance et à respecter la dignité humaine », exhortant à mettre un terme à « toute forme de torture, de violence ou de traitement inhumain ». L’association estime que ces pratiques, lorsqu’elles sont avérées, « violent les engagements internationaux du Togo » et « sapent la confiance des citoyens dans les institutions ».

À ce stade, aucune reaction officielle n’a été rendue publique par les autorités togolaises concernant cette disparition. En attendant, le silence des institutions alimente les interrogations, dans un contexte national déjà marqué par des tensions récurrentes entre pouvoir et société civile autour des questions de libertés publiques.

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