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Togo : Almok reçoit un soutien politique de taille

Didier ASSOGBA
4 Min Read
L'Artiste Almok

Au Togo, les récentes déclarations de la chanteuse Almok ont ainsi provoqué une série de commentaires dans l’espace public. Tchabouré Aimé Gogué, député et président de l’Alliance des démocrates pour un développement intégral (ADDI) apporte son soutien à la diva.

Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, l’opposant a pris position en faveur de l’artiste, saluant une démarche qu’il qualifie de « courageuse ». Pour Aimé Gogué, l’intérêt de la démarche d’Almok réside moins dans son contenu immédiat que dans sa portée symbolique. Il estime que la prise de distance affichée par l’artiste vis-à-vis du pouvoir en place mérite d’être reconnue, indépendamment de ses relations passées avec des autorités.

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Cette lecture s’inscrit dans un contexte où les artistes togolais sont régulièrement perçus, à tort ou à raison, comme proches des cercles du pouvoir ou bénéficiaires de soutiens institutionnels. Dès lors, toute inflexion dans leur positionnement est scrutée et souvent interprétée comme un signal politique.

La reconnaissance du mérite artistique

Au-delà de la conjoncture, le président de l’ADDI insiste sur le parcours d’Almok. Il souligne que son succès repose avant tout sur des compétences et un travail personnel, appelant à dissocier reconnaissance artistique et affiliations politiques.

Une manière, pour l’opposant, de rappeler que la légitimité d’un artiste ne saurait être conditionnée à ses prises de position. Dans un environnement où la visibilité médiatique et les opportunités peuvent être influencées par des logiques extra-artistiques, cette distinction reste un enjeu sensible. La réaction d’Aimé Gogué s’élargit également à la question du soutien public au secteur culturel. L’élu rappelle que l’accompagnement des artistes relève des missions des pouvoirs publics, mais insiste sur la créaion d’un cadre impartial.

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Selon lui, cet appui devrait s’inscrire dans une logique d’intérêt général, sans être conditionné par l’adhésion à une ligne politique. Une position qui renvoie à un débat plus large sur la gouvernance culturelle au Togo et sur la capacité de l’État à garantir un environnement équitable pour les créateurs.

Au-delà de la polémique Almok, les réalités sociales

Dans sa publication, Aimé Gogué invite également à déplacer le regard. Plutôt que de s’attarder sur la forme ou sur les polémiques entourant les propos d’Almok, il appelle à interroger le fond du message. Il évoque notamment les difficultés auxquelles fait face une partie de la jeunesse togolaise, suggérant que la parole de l’artiste s’inscrit dans un malaise social plus profond. Cette lecture confère à l’intervention d’Almok une dimension qui dépasse le registre strictement artistique.

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Enfin, l’opposant encourage d’autres figures publiques à s’exprimer, dans un contexte où les interventions d’artistes deviennent des vecteurs d’opinion de plus en plus influents.

Au Togo, comme dans plusieurs pays africains, la frontière entre expression culturelle et engagement citoyen tend à s’estomper. Les artistes, forts de leur audience, apparaissent désormais comme des acteurs à part entière du débat public.

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