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Officiel : la CAN passe à 28 équipes

Didier ASSOGBA
3 Min Read

C’est une page qui se tourne. Dès l’édition 2028, la CAN ne sera plus la même. Le tournoi s’élargit à 28 nations et, surtout, abandonne sa cadence bisannuelle pour s’aligner sur le modèle mondial du quadriennal. Décryptage d’une révolution qui divise déjà.

Fini le format à 24. Fidèle à sa volonté d’inclusion, Patrice Motsepe a acté le passage à 28 sélections. La décision vise à offrir une vitrine mondiale aux nations émergentes et stimuler le développement du ballon rond dans des zones jusque-là dans l’ombre des géants du continent. Si cette ouverture promet des duels inédits et une ferveur décuplée, elle pose d’ores et déjà un défi logistique colossal pour les futurs pays hôtes, qui devront gérer des flux de supporters et des infrastructures de transport encore plus denses.

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La CAN tous les 4 ans

C’est le point qui fait grincer des dents les puristes, mais qui fait sourire les directeurs sportifs en Europe. La CAN, historiquement disputée tous les deux ans, bascule sur un cycle de quatre ans.

La CAF veut « désengorger un calendrier international au bord de l’asphyxie » et donner à la compétition une dimension de « solennité » comparable à l’Euro ou à la Coupe du Monde.

Pour les écuries européennes, souvent en conflit avec les fédérations pour libérer leurs stars en plein milieu de saison, c’est une victoire majeure. La pression sur les joueurs sera moindre, et les cycles de préparation plus longs.

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Le pari risqué de Motsepe

Économiquement, le calcul est audacieux. En raréfiant le produit « CAN », la CAF espère faire exploser la valeur des droits télé et attirer des sponsors premium pour un événement qui deviendra le rendez-vous incontournable de l’été (ou de l’hiver) tous les quatre ans.

Cependant, le revers de la médaille inquiète les « petites » fédérations. Pour beaucoup, les recettes générées par la CAN tous les deux ans étaient un poumon financier vital. Espacer les éditions pourrait fragiliser les structures locales qui dépendent de cette manne régulière.

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Sur le terrain, tout change. Avec 28 équipes, le format des poules et les systèmes de repêchage des « meilleurs troisièmes » vont être revus de fond en comble. Pour les sélectionneurs, la donne change aussi. Il faudra désormais construire des projets sur quatre ans, intégrant des sauts de générations plus brutaux, là où la fréquence bisannuelle permettait une transition plus douce.

La transition est lancée, et la CAF a promis de préciser les modalités techniques dans les mois à venir. Une chose est sûre : le football africain entre aujourd’hui dans une nouvelle dimension.

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