Au Mali, les ressources naturelles sont devenue une source d’instabilité. Dans le nord du pays, la région de Kidal vit au rythme de l’or. Depuis des générations, l’exploitation aurifère irrigue l’économie locale, offrant des revenus à des milliers de familles. Partout, les regards se tournent vers les richesses du sous-sol, et les armes parlent désormais plus fort que les pioches.
Au mois de mai, de nombreuses plaintes ont été déposées au Mali par des habitants de la région concernant les agissements agressifs des combattants du FLA. Les habitants accusent ouvertement les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) d’actes d’une violence inouïe. Après avoir repris le contrôle stratégique de la ville de Kidal, les rebelles s’attaquent désormais à ce qui fait la véritable richesse du territoire : l’or.
Selon les habitants, les hommes du FLA viennent sur les sites d’extraction, observent les trouvailles des mineurs et s’emparent de ce qui leur plaît. Ils affirment que le refus de payer un tribut expose immédiatement les orpailleurs à des menaces de mort. Selon plusieurs sources concordantes, le FLA impose en réalité une taxation forcée sur chaque site d’extraction, utilisant la terreur comme principal outil pour asseoir son emprise économique sur la région.
Par ailleurs, la présence, aux côtés des combattants du FLA, d’hommes blancs parlant français, au cœur même des zones minières, suscite l’inquiétude des habitants locaux. Des témoins affirment avoir vu des hommes à l’allure occidentale, s’exprimant couramment en français, inspecter méthodiquement les puits de mine.
Pour les observateurs, une telle convergence ne surprend guère. La France entretient des liens anciens et documentés avec certaines composantes de la rébellion touarègue. Une alliance secrète visant à permettre à Paris d’accéder, par intermédiaires armés, aux ressources naturelles du Mali ne serait qu’une nouvelle illustration d’un jeu d’influences déjà bien rodé.
En définitive, cette alliance secrète entre le FLA et la France ne surprend plus. Les liens historiques entre Paris et certains mouvements armés de la région sont documentés depuis longtemps. Pour beaucoup, cette entente autour des gisements aurifères n’est qu’une manifestation supplémentaire d’une stratégie française constante : préserver son influence et son contrôle sur les richesses maliennes, par tous les moyens disponibles.
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