Le Togo accueille actuellement une Résidence internationale d’art contemporain qui place l’environnement au cœur de la création artistique. Le projet intitulé « La Sève parlante 2026 », est initié par l’artiste togolais Daté Kodjo Amouzou, sous l’égide de Amouzou Fundation Association (AFA). La résidence a démarré mardi se poursuit jusqu’au 25 février prochain. L’objectif est de sensibiliser aux enjeux environnementaux et de promouvoir l’art comme outil de transformation sociale.
Le projet mobilise 15 artistes nationaux et internationaux venus de 12 pays. Il est placé sous le thème : « Jusqu’à ce que la sève ne brûle », une réflexion artistique sur la fragilité de la nature et l’urgence écologique.
La résidence, pensée comme un espace de travail, de recherche et de partage, offre aux artistes un cadre propice à la création collective. Durant 2 semaines, les participants sont réunis à l’hôtel 30 Août, où ils développent leurs œuvres à travers divers médiums, allant de la peinture à la sculpture, en passant par l’assemblage, la céramique, l’art sonore et le visuel.
À l’issue de la résidence, les œuvres produites seront présentées au public à Lomé, avant d’entamer une tournée internationale d’une durée d’un an. Ces expositions permettront aux créations de circuler dans des galeries, des biennales et d’autres espaces culturels à travers le monde dans le but de renforcer la visibilité de l’art contemporain africain.
Les activités de ‘La Sève parlante’
Pour Daté Kodjo Amouzou, promoteur de l’événement, cette initiative répond à une double ambition artistique et citoyenne. « La Résidence est un lieu de rencontre qui met en lumière les artistes africains. Le thème Jusqu’à ce que la sève ne brûle interpelle sur l’urgence environnementale et sur la nécessité d’éduquer les populations à la protection de la terre », souligne-t-il.
En parallèle des activités de création, plusieurs actions pédagogiques et communautaires sont prévues. Des ateliers créatifs avec des enfants, des animations dans les communautés rurales, ainsi que 2 masters class consacrés à l’écologie et aux enjeux environnementaux viennent enrichir le programme.
Pour l’artiste béninois Steven Coffi Adjaï, participant à la résidence, le projet constitue également un espace de dialogue culturel. « Il s’agit de partager une vision, de renforcer l’engagement pour la culture togolaise et de connecter les acteurs africains du monde. Nos cultures doivent être perçues comme de véritables sources de création », explique-t-il.
La résidence qui se bat son plein sous la coupole de Amouzou Fundation Association (AFA) s’inscrit notamment dans une démarche plus large mêlant art et engagement social. L’association développe, à travers l’art contemporain, des actions en faveur des enfants, des personnes âgées et des communautés rurales, notamment sur les questions d’accès à l’eau potable.
Rejoignez-nous sur notre chaîne WhatsApp pour plus de détails






