Au Togo, l’examen du CEPD (Certificat d’Études du Premier Degré), qui marque la fin du cycle primaire, connaîtra à partir de la session 2026 une évolution notable. L’épreuve de dictée, longtemps redoutée par les élèves, fait l’objet d’une réforme visant à moderniser ses modalités d’évaluation et à corriger certaines inégalités observées au fil des années.
Selon une note du ministère de l’Éducation nationale, la dictée est désormais notée sur la base de quarante mots. Chaque mot correctement écrit vaudra 0,25 point, pour un total de dix points. Cette méthode tranche avec les anciennes pratiques jugées parfois sévères ou subjectives. Les autorités éducatives expliquent vouloir ainsi rendre la notation plus lisible et mieux refléter le niveau réel des candidats.
L’autre nouveauté est relative aux candidats en situation de handicap auditif bénéficieront d’une épreuve adaptée. Un texte comportant des erreurs leur sera remis lors de l’examen du CEPD. Ils devront recopier puis analyser en identifiant les mots correctement orthographiés. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté du ministère de promouvoir une école plus inclusive et attentive aux besoins spécifiques.
Présente dans l’enseignement du français depuis plusieurs générations, la dictée demeure une épreuve emblématique, mais aussi l’une des plus redoutées. Pour de nombreux élèves aussi bien du primaire que du collège, elle révèle des lacunes accumulées en orthographe, en grammaire et en conjugaison. Le stress de l’examen, la faiblesse de la pratique de lecture et le manque d’encadrement renforcent ces difficultés.
Dans de nombreuses écoles, les enseignants constatent que la dictée reste un facteur d’échec important. Les erreurs fréquentes, parfois massives, pèsent lourdement sur les résultats globaux à l’examen du CEPD. La réforme entend donc encourager un apprentissage plus régulier et méthodique du français tout au long de l’année scolaire.
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