Le Laboratoire de Biologie Moléculaire et d’Immunologie de l’Université de Lomé (BIOLOIM/FSS-UL) célèbre la Semaine mondiale de sensibilisation à la Résistance aux Antimicrobiens (RAM). À cette occasion, une formation destinée aux journalistes et spécialistes de la communication a été organisée mardi à Lomé, en collaboration avec la Fondation Afrique Développement International (FADI). L’objectif est d’équiper les participants pour mieux informer le public.
La rencontre a rappelé l’importance d’une approche responsable et concertée pour lutter contre la RAM, qui constitue un enjeu majeur de santé publique mondiale. « La santé concerne tout le monde. La Fondation Afrique Développement International s’investit fortement dans ce domaine et souhaite que les journalistes et spécialistes de la communication jouent un rôle actif dans la sensibilisation. Trop souvent, les gens utilisent des antibiotiques sans avis médical. Il est essentiel de rappeler que l’antibiotique n’est pas automatique », a exprimé Eugene Atigan, chargé de communication à la FADI.
Cette intervention met en évidence l’importance de la communication dans la lutte contre la RAM. En impliquant les médias, la FADI et ses partenaires visent à transformer la sensibilisation en action concrète.
Pour sa part, le Professeur Mounerou Salou, point focal pour la RAM, a expliqué la gravité du phénomène. Les précisions du Professeur Salou soulignent que la RAM est un problème clinique et un enjeu transversal qui touche la santé humaine, animale et environnementale. La propagation silencieuse de ces résistances implique une réponse coordonnée et multidisciplinaire. La sensibilisation des professionnels et du public constitue donc un maillon essentiel de la prévention.
« La résistance aux antimicrobiens survient lorsque des micro-organismes échappent à l’action des médicaments. Elle concerne surtout les antibiotiques et peut prolonger les hospitalisations, augmenter les coûts de santé et, dans les cas graves, entraîner le décès. En santé animale, elle impacte également la productivité et la sécurité alimentaire. C’est un fléau mondial silencieux qui se propage facilement. Les journalistes sont des relais indispensables pour atteindre la population », a souligné le Professeur Mounerou Salou.
Les médias, en contact direct avec la population, ont la responsabilité de traduire les enjeux scientifiques en messages compréhensibles. La coordination entre les différents acteurs de santé permettra d’assurer une diffusion uniforme et fiable des bonnes pratiques.
« La première chose que je retiens, c’est que l’antibiotique n’est pas automatique. L’usage excessif des antibiotiques crée des microbes résistants, ce qui entraîne de nouveaux problèmes de santé que nous ne soupçonnons pas. Les chiffres présentés montrent que ce phénomène tue davantage que certaines maladies comme le cancer. Cette sensibilisation est essentielle et doit être relayée dans nos communautés », a exprimé Roger Amemavor, participant à la formation.
Le programme de la Semaine mondiale de la RAM se poursuit jusqu’au 24 novembre, avec des sessions prévues avec les médecins, pharmaciens, vétérinaires et autres professionnels de santé pour créer une synergie efficace et réduire la propagation des résistances.
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