Le Professeur François Adébayo Abiola a dédicacé mercredi son ouvrage intitulé « La Profession Vétérinaire en Afrique Subsaharienne : l’EISMV, une grande école pionnière ». Ce livre de 210 pages retrace l’histoire de la médecine vétérinaire en Afrique subsaharienne à travers l’expérience de l’École inter-États des sciences et médecine vétérinaires (EISMV) de Dakar.
La cérémonie de lancement s’est tenue en présence du ministre togolais délégué chargé de l’Enseignement supérieur, Gado Tchangbedji, ainsi que des responsables de l’Université de Lomé. À travers cette œuvre, l’auteur entend amorcer une réflexion profonde sur l’avenir de la profession vétérinaire en Afrique.
Une histoire panafricaine de la médecine vétérinaire
Dans la préface de l’ouvrage, l’EISMV de Dakar est décrite comme l’une des grandes réussites de la coopération universitaire africaine née au lendemain des indépendances. Créée dans le sillage de l’Organisation commune africaine et malgache (OCAM), l’institution a permis pendant plusieurs décennies à des étudiants venus de nombreux pays africains de se former ensemble.
Le livre revient également sur les origines de la médecine vétérinaire moderne, depuis la création de la première école vétérinaire au monde en France en 1762 sous l’impulsion de Claude Bourgelat, jusqu’à l’émergence des structures africaines de formation vétérinaire à Dakar.
Pour le Pr Abiola, l’EISMV dépasse largement le cadre académique. Par cette publication, l’universitaire signe à la fois un témoignage historique et un plaidoyer pour une Afrique capable de renforcer elle-même ses capacités de formation, de recherche et d’innovation dans le domaine vétérinaire.
« L’EISMV s’est révélée être au-delà de tout, une institution panafricaine unique, un véritable outil d’intégration africaine », écrit-il.
Adébayo Abiola met en lumière les défis
Au fil des pages, l’auteur met en lumière les défis auxquels la profession vétérinaire est confrontée en Afrique subsaharienne. Entre autres, la sécurité sanitaire, la production animale, la recherche scientifique, la protection de l’environnement et la souveraineté alimentaire.
L’ouvrage retrace aussi les différentes étapes de développement de l’école dakaroise ainsi que les contributions successives de ses directeurs, du Pr Jean Fermey au Pr Yalacé Kaboret, en passant par le Pr François Adébayo Abiola lui-même.
« C’est une œuvre de mémoire et de prospective qui met en avant le rôle stratégique de la formation vétérinaire dans le développement des États africains. C’est un chef d’œuvre dont nous en sommes fiers », a félicité Prof Gado Tchangbedji
Au-delà du récit historique, le livre ouvre une réflexion sur la place du vétérinaire dans les sociétés africaines contemporaines. Le texte insiste sur la nécessité de consolider la profession et de mieux intégrer les enjeux modernes liés à la santé publique et aux crises sanitaires.
Prof Abiola plaide notamment pour une profession davantage valorisée et adaptée aux réalités africaines. Selon l’ancien ministre d’Etat béninois, les vétérinaires formés aujourd’hui doivent être capables de répondre aux défis scientifiques et sanitaires de demain tout en contribuant au développement économique des pays du continent.
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