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Traite des êtres humains : le Togo prépare un nouveau plan d’action avec le PROTECT

Pélagie ASSAGBAVI
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Pélagie ASSAGBAVI
Pélagie ASSAGBAVI est une journaliste togolaise spécialisée dans les questions économiques, sociales et environnementales. Diplômée en journalisme à ESIG Global Success, elle couvre l’actualité économique, l’innovation...
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Un atelier de restitution, de validation et de planification réunit mercredi et jeudi les acteurs engagés dans la lutte contre la traite des êtres humains, à Lomé. Organisée dans le cadre du projet PROTECT, la rencontre doit permettre de transformer les résultats de trois études nationales en un plan d’action adapté aux réalités togolaises.

Pendant deux jours, les acteurs togolais de la lutte contre la traite des êtres humains sont réunis à Lomé pour examiner les résultats d’un premier cycle de diagnostic et définir les prochaines actions à mener. L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Prévenir la traite des êtres humains par le Renforcement Opérationnel, le Transfert de savoir-faire et de compétences, l’Échange entre partenaires et la Coopération Transfrontalière » (PROTECT).

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Mis en œuvre par Expertise France avec la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes (CNLTP), sous la tutelle du ministère chargé des Solidarités, le projet est financé par l’Agence française de développement (AFD). Il couvre cinq pays prioritaires : le Togo, le Bénin, la Guinée, le Nigeria et la Sierra Leone. Sa composante régionale associe également la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Liberia.

Trois études au cœur des travaux

L’atelier de Lomé intervient après une première phase de diagnostic conduite dans les différents pays bénéficiaires. Au Togo, trois études constituent la principale base de travail des participants.

La première porte sur la traite des personnes dans son ensemble. La deuxième analyse la chaîne pénale afin d’identifier les difficultés rencontrées au niveau des enquêtes, des poursuites et de la réponse judiciaire. La troisième s’intéresse à la prise en compte du genre dans les politiques et mécanismes de lutte contre la traite.

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« Ces trois études font l’objet de cet atelier de validation. À la lumière de leurs conclusions et recommandations, nous voulons définir avec les acteurs un plan d’action spécifique pour le Togo, adapté à ses besoins réels, afin que les actions menées aient un impact durable et contribuent à faire reculer la traite », explique Modeste Krah, chef du projet PROTECT.

L’objectif est ainsi de confronter les résultats des diagnostics à l’expérience des acteurs de terrain, d’identifier les éventuelles lacunes et de dégager des priorités opérationnelles pour les prochaines années.

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Cinq axes d’intervention contre la traite des êtres humains

Déployé sur quatre ans, PROTECT repose sur cinq grandes composantes : le renforcement de la coordination institutionnelle, l’amélioration de la chaîne pénale, la prévention et la protection des victimes, la coopération transnationale ainsi que la gestion des données.

Deux dimensions sont prises en compte de manière transversale : le genre et le numérique.

Le projet entend notamment mieux intégrer les besoins spécifiques des femmes, des hommes, des filles et des garçons victimes ou exposés à la traite. L’enjeu numérique prend, lui aussi, une place croissante dans le dispositif.

Les réseaux de traite utilisent en effet de plus en plus les outils digitaux pour recruter et exploiter leurs victimes. PROTECT prévoit donc de renforcer le recours au numérique dans les mécanismes de prévention, de protection, de poursuite des auteurs et de coopération entre les pays concernés.

« Valider sans complaisance »

À l’ouverture des travaux, Titikpina Abdoulaye Aïssatou, inspectrice des services au ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, a invité les participants à examiner les études avec rigueur.

« Notre mission est double : valider sans complaisance les études de base, en indiquant ce qui est juste, ce qui doit être corrigé et ce qui manque, puis planifier ensemble les actions concrètes. Nous avons besoin de votre expertise pour que PROTECT devienne une protection réelle pour les populations, surtout les femmes et les filles », a-t-elle déclaré.

Cette phase de validation doit ainsi permettre de passer du diagnostic à la programmation d’actions concrètes, en tenant compte des réalités et des besoins identifiés au niveau national.

L’Agence française de développement finance PROTECT sur une période de quatre ans. Expertise France assure la mise en œuvre du projet dans les cinq pays prioritaires, avec une équipe régionale notamment basée à Lomé.

« L’AFD finance ce projet à hauteur de 8 millions d’euros pour les différents pays concernés. Pour le Togo, une composante importante permettra de renforcer le dispositif existant et d’inscrire les progrès dans la continuité du travail déjà engagé contre la traite des êtres humains », a indiqué Benjamin Neumann, directeur de l’AFD.

À l’issue des deux jours de travaux, les participants sont appelés à dégager une feuille de route spécifique au Togo. Celle-ci devra traduire les conclusions des études en actions concrètes dans plusieurs domaines : prévention de la traite, protection des victimes, réponse judiciaire, coopération transfrontalière et production de données.

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Pélagie ASSAGBAVI est une journaliste togolaise spécialisée dans les questions économiques, sociales et environnementales. Diplômée en journalisme à ESIG Global Success, elle couvre l’actualité économique, l’innovation et le développement durable au Togo et en Afrique, avec une approche moderne axée sur la rigueur rédactionnelle et l’information utile.