Des habitants de la préfecture de Zio dénoncent des pratiques qu’ils jugent abusives lors de contrôles routiers effectués de nuit sur l’axe Gbatopé–Davédi. Ces témoignages relancent le débat sur les conditions d’exercice des contrôles de sécurité sur les routes togolaises.
Les accusations de racket visant certains agents chargés des contrôles routiers continuent d’alimenter les préoccupations des usagers au Togo. Malgré les nombreuses dénonciations formulées au fil des années, plusieurs conducteurs estiment que des pratiques assimilées à de la corruption persistent sur différents axes routiers du pays.
Dans la préfecture de Zio, une situation signalée sur la route Gbatopé-Davédi, au niveau de la salle des Témoins de Jéhovah, suscite une vive inquiétude parmi les populations locales. Selon plusieurs témoignages rapportés par des riverains et relayés par Lecorrecteur.tg, deux gendarmes y effectueraient régulièrement des contrôles de nuit dans des conditions jugées dangereuses.
Les habitants affirment que les agents s’installeraient dans une zone peu éclairée, sans dispositif de signalisation permettant aux automobilistes et motocyclistes d’anticiper leur présence. Toujours selon ces témoignages, les contrôles viseraient aussi bien les conducteurs de taxi-motos que les habitants revenant de leurs activités agricoles, à qui seraient systématiquement demandées des pièces d’identité.
Des pratiques dangereuses sur la route Gbatopé–Davédi
Les dénonciations portent également sur les modalités des contrôles de sécurité des agents. Des usagers affirment être brusquement éblouis par des lampes torches dirigées vers leur visage au moment du contrôle, une pratique qui, selon eux, pourrait provoquer des pertes de visibilité et augmenter le risque d’accidents, particulièrement pour les motocyclistes.
D’autres témoignages évoquent des violences présumées contre certains conducteurs qui ne s’arrêteraient pas immédiatement, faisant état de coups portés à l’aide de cordelettes. À ce stade, ces allégations n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle.
Face à cette situation, plusieurs habitants de la localité de Liligodo appellent les autorités compétentes à intervenir afin de faire toute la lumière sur ces accusations. Ils demandent notamment au ministre chargé de la Sécurité de veiller au respect des règles encadrant les contrôles routiers et de prendre, le cas échéant, les mesures nécessaires pour prévenir tout comportement contraire aux missions des forces de défense et de sécurité.
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