La LCT (Ligue des Consommateurs du Togo) monte au créneau contre plusieurs récentes décisions du ministère des Enseignements primaire et secondaire. L’organisation dénonce la suppression des congés de détente dans le calendrier scolaire 2026-2027, ainsi que les nouvelles dispositions relatives à la délivrance du diplôme du baccalauréat. Elle a appelé le gouvernement à revoir ces mesures et à privilégier le dialogue avec les différents acteurs du secteur éducatif.
Dans un communiqué publié ce mardi 4 août, la LCT a estimé que la disparition des congés de détente du chronogramme de l’année scolaire constitue un recul pour le système éducatif. L’organisation pense que cette décision a été prise sans concertation avec les enseignants, les parents d’élèves et les autres partenaires de l’école.
Pour la Ligue, ces pauses ne représentaient pas un simple moment de repos, mais un outil pédagogique favorisant un meilleur équilibre entre apprentissage et récupération. Elles contribuaient, selon elle, à limiter la fatigue des élèves et des enseignants, tout en améliorant les conditions d’assimilation des enseignements.
“La LCT s’inquiète également des tensions que cette décision pourrait provoquer au sein de la communauté éducative. Elle rappelle que plusieurs syndicats d’enseignants ont déjà exprimé leur désaccord et plaide pour un retour au dialogue afin d’éviter une détérioration du climat scolaire”, a souligné Dr Emmanuel Sogadji, président de la LCT.
L’autre grief de la LCT
L’organisation s’est aussi prononcée sur la décision du ministère de mettre fin à la légalisation du diplôme du baccalauréat au profit de la délivrance de duplicatas désormais facturés à 1 000 FCFA. Si elle reconnaît l’intérêt d’une modernisation des procédures administratives, elle juge la réforme précipitée.
Selon la LCT, les services chargés de produire les duplicatas ne sont pas encore suffisamment modernisés ni décentralisés pour répondre efficacement aux demandes des usagers. Elle craint que cette mesure n’entraîne de longues attentes, des déplacements coûteux et des difficultés supplémentaires pour les candidats et leurs familles.
À ses yeux, la priorité du ministère devrait être ailleurs. L’organisation invite les autorités à engager une réforme plus profonde du système éducatif, notamment en examinant la suppression du Baccalauréat première partie (BAC I ou Probatoire), qu’elle considère comme un examen devenu obsolète au regard des pratiques en vigueur dans les autres pays de l’UEMOA et de la CEDEAO.
La Ligue des Consommateurs du Togo a formulé 3 principales recommandations. Elle demande le rétablissement des congés de détente dans le calendrier scolaire, la suspension de la réforme sur les duplicatas de diplômes jusqu’à la mise en place de services pleinement opérationnels et décentralisés. De même que l’ouverture d’une concertation réunissant le gouvernement, les syndicats d’enseignants, les associations de parents d’élèves et les organisations de la société civile.
La LCT appelle les autorités à privilégier une approche concertée afin que les réformes engagées dans le secteur de l’éducation répondent aux attentes des différents acteurs tout en préservant les intérêts des élèves, des enseignants et des familles.
Rejoignez notre chaîne WhatsApp pour ne rien rater !




