La population de Gati-Agodou (commune du Zio 1) est sous le choc après la découvertes de tombes profanées. Des restes humains ont été emportés, dans des circonstances qui restent pour l’heure inexpliquées. La gendarmerie a ouvert une enquête sur les faits qui se sont produits dans la nuit du 12 au 13 juillet derniers.
D’après togoenlive.tg, trois tombes ont été profanées dans le cimetière du quartier Djigbé, dans cette localité située au sein de la commune du Zio 1. Le journal en ligne indique que les individus à l’origine de cet acte ont ouvert les cercueils et emporté certaines parties des corps en décomposition. Les circonstances précises de cette profanation demeurent, à ce stade, inconnues.
Parmi les sépultures ciblées figurent celles d’une femme et d’un jeune homme, inhumés respectivement depuis environ trois mois et deux semaines. L’identité de la personne enterrée dans la troisième tombe profanée n’a, pour l’heure, pas pu être établie.
La découverte des tombes ouvertes et des cercueils dépouillés a suscité une vive émotion parmi les habitants et les familles des défunts. Au-delà de l’atteinte portée aux sépultures, l’acte soulève de nombreuses interrogations sur les motivations de ses auteurs.
Enquête ouverte après la disparition de restes humains
Alertés de la situation, les éléments de la gendarmerie locale se sont rendus sur les lieux, accompagnés des familles des défunts. Une enquête a été ouverte pour tenter d’établir les circonstances exactes de la profanation des tombes, déterminer les motivations des auteurs et identifier les personnes impliquées.
Pour l’heure, aucune hypothèse n’est officiellement privilégiée. Les investigations devront notamment permettre de comprendre pourquoi ces trois sépultures ont été ciblées et dans quel but les restes humains ont été emportés.
Au Togo, la profanation de tombes est prévue et réprimée par le Nouveau Code pénal togolais, notamment la loi n° 2015-10 du 24 novembre 2015. L’article 355, consacré à la profanation et aux atteintes au corps des personnes décédées, qualifie notamment de délit le fait de violer ou de profaner un tombeau, une sépulture ou un monument funéraire.
Les auteurs reconnus coupables de tels faits encourent une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende comprise entre 250 000 et 1 250 000 francs CFA, sous réserve de la qualification juridique finalement retenue par les autorités judiciaires au regard des circonstances de l’affaire.
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