Du 3 au 19 juillet 2026, la préfecture de la Kozah vibrera au son des tam-tams et des acclamations. Les luttes Evala reprennent leur droit de cité à la faveur de l’édition 2026 dont le calendrier officiel vient d’être arrêté. Un marathon de deux semaines qui s’impose comme un véritable ciment social et culturel pour les populations de cette région du Togo.
Publié fin mai 2026 par le Président du conseil des chefs traditionnels de la Kozah, le calendrier des luttes Evala dessine une épopée de plus de deux semaines, minutieusement orchestrée entre rites sacrés, affrontements physiques et célébrations communautaires. Loin d’être un simple tournoi, les Evala mobilisent des dizaines de villages, cantons et sanctuaires dans une chorégraphie sociale parfaitement huilée.
Le sacré avant le sport
Les Evala 2026 ne déroge pas à la règle. Le spirituel précède le physique. Les festivités s’ouvriront officiellement le vendredi 3 juillet (jour de Kemea) par la « descente du souverain sacrificateur (Tchodjo) » à Pya-Lao, dans la soirée. Ce geste symbolique marque le début de la période de paix et de préparation.
Une semaine plus tard, le vendredi 10 juillet, le calendrier des luttes Evala prévoit des préliminaires dans tous les Ahoa (sanctuaires) de le village de Yade, avant le lancement des premiers matchs en huitième de finale. Cette séquence rappelle que la force physique des lutteurs est indissociable de la bénédiction des ancêtres et des divinités locales, condition sine qua non de la légitimité de l’épreuve.
La ferveur populaire des luttes Evala
Dès le samedi 11 juillet, l’ouverture officielle des Evala 2026 sera donnée par le choc très attendu entre Pya Lao-Haut et Pya Lao-Bas à l’EPP Kagnalada. À partir de ce moment, la compétition s’intensifie et se déploie sur une carte géographique dense, couvrant les cantons de Yade, Bohou, Sarakawa, Yaka (préfecture de Doufelgou), Tchitchao, Koumea, Landa, Lama, Tchare, Djamde et Lassa.
Le week-end du 12 et 13 juillet constituera le premier grand pic de tension, avec une multitude de quarts de finale et de premières demi-finales disputées sur des terrains aussi bien scolaires (EPP, CEG) que cantonaux. D’après la logique du tournoi, les villages s’affrontent par blocs. A titre d’exemple, la coalition Amoulamde + Sode + Panadiwa affrontera la coalition Agbande + Kayade.
Au-delà de l’arène : danse et cohésion sociale
Le génie de l’Evala réside dans sa capacité à mêler l’effort à la fête. Le calendrier intègre explicitement des temps de « Danse des Evala », prévus le lundi 13 et le mardi 14 juillet dans plusieurs localités comme Soumdina, Lassa, Pya, Tchare et Lama. Ces moments de liesse permettent de souder les communautés, et de célébrer la jeunesse, indépendamment du résultat des combats.
Les finales des luttes Evala s’étaleront progressivement du mercredi 15 au samedi 18 juillet, culminant avec la clôture officielle des luttes à Lassa. Mais l’événement ne s’arrête pas là. Le dimanche 19 juillet, le calendrier réserve une « Apothéose » avec la traditionnelle Danse des Evala au domicile de Gnassingbé Eyadèma. Une ultime célébration qui vient couronner deux semaines d’intensité.
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