Le Togo se classe en dernière position en Afrique de l’Ouest pour l’utilisation de l’Intelligence artificielle générative. C’est ce qu’on retrouve dans le rapport « Global Al Adoption in 2025 », publié en janvier dernier par le Microsoft AI Economy Institute. Le rapport révèle une progression spectaculaire mais inégale de l’intelligence artificielle générative à travers le monde.
Le Global Al Adoption in 2025 mesure la proportion de la population ayant utilisé des outils d’Intelligence artificielle générative tels que ChatGPT, Gemini, Claude ou Copilot durant l’année écoulée. Ceci se fait à partir de données de télémétrie de l’éditeur. En effet, le rapport se base sur un système automatique qui collecte et transmet des données d’usage (clics, erreurs, temps de traitement) depuis les applications déployées vers un serveur de télémétrie.
9,3 % de la population togolaise utilise l’IA
En Afrique de l’Ouest, le Togo affiche un taux d’adoption de 9,3 % au second semestre 2025. Ce chiffre place le pays en queue de peloton dans la sous-région, à égalité avec plusieurs de ses voisins comme le Bénin, le Burkina Faso, le Niger ou encore le Nigéria. En comparaison, le Sénégal domine la zone avec un taux de 12,9 %, suivi de la Côte d’Ivoire avec 11,7 %.
Malgré ce classement, le Togo observe une légère dynamique positive puisque le taux d’usage national est passé de 8,7 % en début d’année à 9,3 % en fin d’année 2025. Cette progression de 0,6 points reste toutefois modeste face aux bonds réalisés par des pays comme l’Afrique du Sud, qui a vu une augmentation de 1,8 points sur la même période.
L’Afrique du Sud, premier au rang continentale
À l’échelle continentale, l’Afrique du Sud domine le classement avec un taux d’adoption de 21,19%. La Namibie occupe la deuxième position avec un taux d’adoption de 13,80%, suivie de la Libye (13,70%), du Botswana (13,70%), du Gabon (13,40%), de l’Egypte (13,40%), du Sénégal (12,90%), de la Tunisie (12,70%) et de la Zambie (12,30%). L’Algérie clos le Top 10 africain , avec un taux d’adoption de 12%.
Si environ une personne sur six (1/6 ) utilise désormais l’intelligence artificielle pour travailler ou apprendre, le « Global AI Adoption in 2025 » met en lumière un « fossé numérique » qui se creuse entre les nations développées et celles du Sud.
Montée en puissance de Deepseek en Afrique
L’une des tendances soulignées par le Global AI Adoption pour l’Afrique est la montée en puissance de Deepseek. Ce dernier est une entreprise chinoise d’intelligence artificielle qui développe des modèles de langage (LLM) et »open source ». Cette ascension en Afrique s’explique par une seule raison: la suppression des barrières financières. En effet, grâce à un accès gratuit et des partenariats avec des firmes comme Huawei, Deepseek connaît une popularité croissante en Afrique, au point de rivaliser avec l’outil d’Openai : Chatgpt. Selon le rapport, l’usage de Deepseek est deux à quatre fois plus élevé en Afrique que dans d’autres régions du monde.
Cette dynamique montre que DeepSeek a clairement abaissé les barrières à l’entrée pour des millions de personnes. Ce qui suggère que le prochain milliard d’utilisateurs d’Intelligence artificielle pourrait émerger non pas des pôles technologiques traditionnels, mais des pays du Sud, grâce à l’innovation open source.
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