Entre le campus de l’Université de Lomé et le Bar 3K, le bassin de rétention d’eau est devenu, l’espace de quelques heures, le théâtre d’une scène tragique. Un énième corps venait d’être découvert dans un bassin de rétention d’eau à Lomé.
L’aube se levait à peine sur Tokoin Doumassesse lorsque le quartier, habituellement rythmé par les allées et venues des étudiants et des riverains, a basculé dans la stupeur avec la découverte d’un corps dans le bassin. Une fois l’alerte donnée, les services de secours se sont rapidement mobilisés. Les équipes de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) appuyées par les forces de sécurité ont procédé au repêchage du corps sous le regard inquiet de quelques curieux maintenus à distance.
Selon les témoignages, la victime serait un homme âgé d’environ quarante ans. Son identité n’a pas encore été officiellement communiquée.
À ce stade, aucune piste n’est privilégiée. Noyade accidentelle, malaise suivi d’une chute ou acte criminel, toutes les hypothèses restent ouvertes. Une enquête a été immédiatement ouverte par la police afin d’établir les faits.
Au-delà de l’émotion suscitée, la découverte de corps relance le débat sur la sécurisation des bassins de rétention dans la capitale. Conçues pour prévenir les inondations en période de fortes pluies, ces infrastructures sont souvent dépourvues de clôtures, de signalisation visible ou de dispositifs de surveillance. Des centaines d’étudiants et de passants traversent quotidiennement les abords de ce bassin de rétention sans mesurer les risques potentiels.
Les conclusions officielles de l’enquête sont attendues. Mais ce drame soudain rappelle, une fois de plus, la nécessité d’une vigilance accrue autour de ces bassins de rétention d’eau.
Rejoignez-nous sur notre chaîne WhatsApp pour plus de détails






