En marge de la Conférence de Munich sur la sécurité 2026, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a multiplié les échanges de haut niveau avec plusieurs responsables européens et internationaux. Le chef de la diplomatie togolaise affiche l’ambition de Lomé de s’affirmer comme un acteur diplomatique crédible dans un environnement mondial de plus en plus instable.
Moment central de cette séquence diplomatique : la rencontre entre le chef de la diplomatie togolaise et son homologue allemand, Johann Wadephul. Les deux ministres ont passé en revue l’état des relations entre le Togo et l’Allemagne, fondées sur une coopération bilatérale jugée « active et structurante », notamment dans les domaines politique, économique et sécuritaire.
Dans un contexte international marqué par la multiplication des crises géopolitiques et des fragilités économiques, Lomé et Berlin ont réaffirmé leur volonté commune de consolider un partenariat fondé sur le dialogue stratégique, la stabilité régionale et le développement durable.
Robert Dussey sur tous les fronts
Au-delà de la diplomatie bilatérale, Robert Dussey a également échangé avec Alexander Dobrindt, ministre allemand de l’Intérieur. Les discussions ont porté sur les enjeux de sécurité et sur le partenariat de développement économique entre les deux pays, avec un accent mis sur l’attractivité du Togo pour les investissements européens.
Avec le ministre norvégien en charge du développement, Åsmund Grøver Aukrust, les échanges ont ciblé des secteurs considérés comme prioritaires par Lomé : l’emploi des jeunes et les énergies renouvelables. Deux leviers stratégiques pour un pays qui ambitionne de conjuguer croissance économique, transition énergétique et inclusion sociale.
Le séjour munichois du ministre togolais a également été marqué par sa participation à une table ronde de haut niveau consacrée à l’aide humanitaire. Il y était aux côtés de Mirjana Spoljaric Egger, présidente du Comité international de la Croix-Rouge, de Rajiv Shah et de David Miliband. Les débats ont mis en lumière les défis croissants de la solidarité internationale face aux crises climatiques, sanitaires et sécuritaires.
Enfin, Robert Dussey a pris part à un autre panel consacré à la question des réparations, un thème sensible qui s’inscrit dans les discussions contemporaines sur la justice historique, la mémoire et les relations Nord-Sud.
À travers cette séquence diplomatique dense à la conférence de Munich, Lomé confirme son positionnement d’un État africain désireux de peser dans les grands débats internationaux, tout en consolidant des partenariats pragmatiques avec l’Europe autour de la sécurité, du développement et de la gouvernance globale.
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