À la PIA (Plateforme Industrielle d’Adétikopé), la stratégie d’industrialisation du Togo continue de gagner en visibilité internationale. Le 25 mars, une délégation de haut niveau de l’Union européenne, conduite par Gwilym Jones, a effectué une visite officielle sur ce hub industriel en pleine expansion. Cette visite marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Bruxelles et Lomé sur les enjeux de transformation économique.
Face à lui, Idiola Sandah, l’Administrateur Général de l’Autorité de coordination de la PIA et Tushar Khairnar, le PDG de la PIA ont déroulé les ambitions d’un projet devenu en quelques années l’un des piliers de la politique industrielle togolaise.
Les échanges ont porté sur la capacité de la PIA à incarner un modèle intégré, articulant transformation locale des matières premières, logistique optimisée et attractivité pour les investisseurs internationaux.
Pensée comme une zone économique spéciale de nouvelle génération, la plateforme d’Adétikopé mise sur une approche structurée. Elle entend offrir un environnement compétitif, sécurisé et conforme aux standards internationaux. Les responsables de la PIA ont ainsi insisté sur les avancées enregistrées en matière d’infrastructures, de facilitation administrative et de chaînes de valeur industrielles.
Investissements européens attendus à la PIA
Pour les partenaires européens, cette visite a également été l’occasion d’évaluer le potentiel d’alignement entre les priorités de l’Union européenne, notamment en matière de développement durable et de chaînes d’approvisionnement responsables, et les orientations stratégiques du Togo.
Dans un contexte de redéfinition des partenariats économiques entre l’Europe et l’Afrique, la PIA apparaît comme un point d’ancrage concret pour des investissements à forte valeur ajoutée. Les discussions ont porté sur les opportunités de cofinancement, de transfert de technologies et de développement de filières industrielles durables.
L’Europe, engagée dans des initiatives telles que le Global Gateway, cherche en effet à soutenir des projets structurants capables de renforcer l’autonomie productive des économies africaines. De son côté, le Togo ambitionne de capter ces flux d’investissements pour accélérer sa transformation industrielle.
Au-delà de la dimension diplomatique, cette rencontre confirme le rôle central de la plateforme industrielle dans la stratégie économique du pays. En concentrant activités industrielles, logistiques et services, la plateforme vise à réduire la dépendance aux exportations de matières premières brutes et à favoriser la création de valeur localement.
Elle constitue également un outil de compétitivité régionale, dans un espace ouest-africain où la concurrence pour attirer les investissements industriels s’intensifie.
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