Plusieurs centres de santé ont accueilli jeudi les assemblées générales du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT). Dr Gilbert Tsolenyanu et ses collaborateurs restituaient aux membres les conclusions du conseil syndical du 26 février, certaines rencontres ont été perturbées par l’intervention inattendue des forces de l’ordre. Des rumeurs d’arrestation du secrétaire général du syndicat ont également circulé avant d’être formellement démenties par l’intéressé.
Jeudi 5 mars 2026, les membres du SYNPHOT se sont réunis dans plusieurs formations sanitaires du pays dans le cadre d’assemblées générales. Ces rencontres avaient pour objectif principal de restituer à la base les travaux et les conclusions du conseil syndical tenu le 26 février dernier. Il s’agissait notamment d’informer les membres du syndicat sur les orientations prises et les démarches envisagées pour la suite des actions syndicales.
Dans plusieurs centres de santé, ces assemblées générales ont toutefois été marquées par des tensions. Des forces de l’ordre et de sécurité se sont présentées sur certains sites où se tenaient les réunions, tentant d’en empêcher la tenue.
Au CHP Kpalimé où exerce le secrétaire général du SYNPHOT, Dr Gilbert Tsolenyanu, des échanges ont eu lieu entre les responsables syndicaux et les agents de sécurité présents sur les lieux. Selon les informations recueillies, le responsable syndical a rappelé que cette assemblée générale ne présentait aucun caractère illégal, puisqu’il s’agissait d’une réunion interne du personnel au sein de l’hôpital.
Au cours des discussions, Dr Tsolenyanu aurait également indiqué aux agents que toute tentative d’empêcher la réunion devrait d’abord passer par son interpellation.
Une rumeur d’arrestation de Dr Gilbert Tsolenyanu
Peu après ces échanges, des informations relayées sur les réseaux sociaux ont affirmé que le Dr Gilbert Tsolenyanu aurait été arrêté par les forces de l’ordre. Contacté par notre rédaction, le secrétaire général du SYNPHOT a formellement démenti ces affirmations. « Je n’ai pas été arrêté. Il y a eu des échanges avec les forces de l’ordre, mais je n’ai fait l’objet d’aucune interpellation », a déclaré le médecin-chirurgien.
Selon plusieurs sources syndicales, des tentatives d’entrave à la tenue des assemblées générales auraient également été observées dans certains centres de santé. Certains responsables administratifs auraient évoqué des instructions venues du ministère de la Santé pour justifier l’interdiction de ces réunions. Une affirmation que plusieurs acteurs du secteur jugent infondée.
D’après les informations recueillies, aucune directive officielle du ministère de la Santé n’aurait été donnée pour empêcher la tenue des assemblées générales du SYNPHOT. Dans certains cas, des responsables syndicaux évoquent plutôt des initiatives isolées impliquant des autorités administratives locales ou des responsables d’établissements sanitaires qui auraient tenté de saboter ces rencontres.
Malgré ces incidents, plusieurs assemblées générales ont pu se tenir et ont permis aux praticiens hospitaliers de prendre connaissance des décisions issues du conseil syndical du 26 février. Dr Gilbert Tsolenyanu a, pour sa part, réaffirmé la détermination du SYNPHOT à poursuivre son action syndicale et à défendre les intérêts des praticiens hospitaliers, tout en privilégiant le dialogue avec les autorités dans le respect du cadre légal.
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