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Togo : Contre les accidents, une opération lancée sur les grands axes routiers

Togo Breaking News
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Depuis plusieurs semaines, les accidents graves se multiplient sur les principaux corridors routiers du Togo, poussant les autorités à réagir. Le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, a annoncé mercredi le déploiement, depuis le 9 février, d’une opération spéciale sur l’ensemble du réseau routier national.

L’opération cible les axes les plus fréquentés et les plus accidentogènes. Le Grand Contournement de Lomé, la route nationale n°1 (Lomé–Cinkassé), la RN2 (Lomé–Aného) et la RN5 (Lomé–Kpalimé–Atakpamé) font l’objet d’une surveillance renforcée. Ces corridors stratégiques, essentiels à la mobilité des personnes et au transport des marchandises, concentrent une part importante du trafic interurbain et transfrontalier.

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L’opération vise à réduire « significativement » les accidents et installer durablement une discipline sur la route. Pour y parvenir, les forces de sécurité ont reçu des instructions claires. Les contrôles de vitesse sont intensifiés, les dépassements dangereux systématiquement réprimés, et les mauvais stationnements immédiatement sanctionnés.

Des contrôles tous azimuts pour éviter les accidents

Les transports en commun sont également dans le collimateur. Les chargements font l’objet d’un contrôle strict, tout comme la conformité des véhicules. Le port du casque pour les motocyclistes et celui de la ceinture de sécurité pour les automobilistes sont désormais vérifiés de manière systématique. Les patrouilles, de jour comme de nuit, ont été renforcées afin d’assurer une présence dissuasive sur les axes sensibles.

« Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur », prévient le ministère, qui entend rappeler que le code de la route n’est pas une simple formalité administrative, mais un instrument de protection collective.

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Au-delà de l’effet d’annonce, l’opération intervient dans un contexte où la question de la sécurité routière devient un enjeu de santé publique. L’augmentation du parc automobile, la croissance des flux commerciaux et la multiplication des deux-roues motorisés ont profondément transformé le paysage routier togolais, sans toujours s’accompagner d’une culture de prudence suffisante.

Le ministre insiste sur la dimension collective de l’effort. « La sécurité routière est une responsabilité partagée », rappelle-t-il, appelant conducteurs, transporteurs et usagers à un strict respect des règles. Car si l’État renforce les contrôles, il ne peut à lui seul inverser la tendance sans un changement de comportement.

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