La Coalition togolaise pour l’alternance et la démocratie (CODITOGO) à l’ouverture le 19 février 2026 de la première session annuelle du Cadre permanent de concertation (CPC) à Lomé. Depuis Paris, l’organisation que coordonne Raphaël Gbadoe critique la méthode et le contenu des discussions engagées autour de la CENI et du dialogue politique.
Dans un communiqué, CODITOGO affirme avoir appris que la 25ᵉ réunion du CPC a permis d’aborder plusieurs sujets, notamment la Commission électorale nationale indépendante, le rôle du CPC et la participation des candidats indépendants. Trois commissions auraient été mises en place pour soumettre des propositions d’ici fin mars. Toutefois, la coalition condamne la manière dont la rencontre a été organisée.
« CODITOGO condamne cette manie cavalière du régime RPT/UNIR qui convoque, comme à son habitude, pour des questions d’importance nationale, des acteurs politiques la veille, pour rencontre le lendemain, sans aucun ordre du jour. », a-t-elle déclaré.
Selon l’organisation, cette pratique démontre un manque de considération envers l’opposition et remet en cause la volonté réelle du pouvoir de rechercher des solutions durables aux crises politiques récurrentes.
Le communiqué estime également que cette attitude contredit les propos tenus par le président du conseil devant le Parlement en décembre 2025, lorsque celui-ci avait reconnu le rôle nécessaire de l’opposition dans la construction démocratique.
Un simulacre de dialogue selon CODITOGO
Au-delà de la forme, CODITOGO met en garde contre ce qu’elle considère comme une tentative de détourner l’attention des problèmes fondamentaux. « Le Peuple togolais n’est plus prêt à accepter cette mascarade de dialogue qui consiste à déplacer les problèmes sans y apporter des solutions durables et stables. » a signé Raphaël Gbadoe.
Le coordinateur général de CODITOGO évoque également la crise politique récente, qualifiée de conséquence d’un « coup de force constitutionnel », et dénonce les arrestations, détentions arbitraires et pertes en vies humaines qui auraient suivi.
A cet effet, l’organisation appelle les partis et acteurs politiques ayant refusé de participer à la réunion du CPC à poursuivre leurs concertations afin de construire une alternative politique. Elle souligne que le changement ne pourra venir que d’une mobilisation collective, déclarant que le peuple togolais doit rester uni pour mettre fin au système actuel.
Par ailleurs, l’organisation appelle à un « sursaut patriotique » face à ce qu’elle considère comme une normalisation de l’inacceptable dans la vie politique togolaise.
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