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Niger : Tiani lance la carte d’identité biométrique AES

Togo Breaking News
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À Niamey, le président Abdourahamane Tiani a officiellement lancé, vendredi, le processus d’établissement de la carte nationale d’identité biométrique de l’Alliance des États du Sahel (AES). Lui-même s’était prêté à l’exercice d’enrôlement. Un geste à forte portée symbolique.

Adopté en Conseil des ministres le 26 décembre 2025, le projet ambitionne de moderniser en profondeur les systèmes d’identification des citoyens, tout en renforçant la sécurité des documents officiels. Il s’inscrit dans une volonté plus large de rationalisation de l’action publique, à travers la digitalisation des services administratifs.

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Au-delà de la simple délivrance de cartes biométriques, l’initiative repose sur la mise en place d’un écosystème technologique complet. Celui-ci inclut notamment la création d’un centre de données moderne, le déploiement de systèmes sécurisés et l’intégration d’outils numériques capables d’améliorer la gestion des ressources nationales.

L’objectif affiché est double. Il s’agit de fiabiliser l’identification des populations d’une part et de doter l’État d’instruments de pilotage plus performants d’autre part.

Identité biométrique et souveraineté

Cette réforme dépasse le seul cadre technique. Les autorités entendent également investir dans le développement des compétences locales, afin de réduire la dépendance aux prestataires étrangers et garantir la pérennité du dispositif.

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Un comité de suivi a été institué pour accompagner la mise en œuvre du projet, qui inclut également la production de passeports électroniques, actuellement en phase de finalisation. À terme, ces outils devraient permettre une meilleure interopérabilité des systèmes d’identification au sein de l’espace sahélien.

Le lancement de cette carte biométrique s’inscrit dans la dynamique impulsée par la Confédération des États du Sahel, qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Pour ces trois pays, engagés dans une recomposition politique et institutionnelle, la maîtrise des infrastructures numériques apparaît comme un levier stratégique de souveraineté.

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La cérémonie de lancement, qui a réuni plusieurs responsables civils et militaires, dont le général Mohamed Toumba, ministre d’État en charge de l’Intérieur, ainsi que des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), témoigne de l’importance accordée à ce chantier.

Pour l’AES, la carte biométrique se présente ainsi comme un instrument de modernisation, mais aussi comme un test grandeur nature de sa capacité à traduire ses ambitions politiques en réalisations concrètes.

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