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Niger-Bénin : Cotonou autorise l’acheminement de matériel militaire vers Niamey

Anselme AVI
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Les autorités nigériennes ont officiellement sollicité l’appui du Bénin pour faciliter l’acheminement de matériel militaire sensible vers Niamey. Ces équipements, restés bloqués sur le territoire béninois depuis plusieurs semaines, devaient être convoyés sous escorte sécurisée. Cotonou a donné une suite favorable à cette requête.

Une unité de l’armée béninoise a été déployée pour escorter les camions transportant ce matériel jusqu’à la frontière nigériane. La cargaison comprend notamment des véhicules militaires, dont des blindés. En raison de la fermeture prolongée de la frontière entre le Bénin et le Niger, un itinéraire alternatif passant par le Burkina Faso et le Togo avait été envisagé. Les autorités béninoises ont toutefois jugé ce trajet risqué, évoquant la menace de groupes armés susceptibles d’intercepter ou de détourner les équipements.

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Parallèlement, le Nigeria a annoncé la réouverture de sa frontière avec le Niger. L’annonce officielle a été faite le 9 février 2026, à la suite d’échanges intervenus 48 heures plus tôt entre les administrations douanières des deux pays. Cette décision a permis d’ouvrir un corridor de transit via le territoire nigérian pour le matériel militaire nigérien.

Les convois ont ainsi été escortés par des militaires béninois jusqu’au Nigeria, avant de poursuivre leur route vers Niamey. Ce nouvel itinéraire bénéficie également aux transporteurs commerciaux. Plus de 1 600 camions transportant des marchandises en provenance du Bénin, jusque-là immobilisés au Nigeria, ont pu reprendre leur trajet à destination du Niger.

Cette coopération logistique intervient dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre les deux pays.

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À la suite de l’attaque survenue dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 à l’aéroport de Niamey, le général Abdourahamane Tiani a publiquement accusé le président béninois Patrice Talon, aux côtés d’Alassane Ouattara et d’Emmanuel Macron, d’être les soutiens des « mercenaires » impliqués.

Des accusations que Cotonou n’a pas reconnues, sur fond de relations bilatérales déjà fragilisées. 

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