Jeudi 19 février à Amou Oblo, une foule compacte s’est massée le long d’un ruban d’asphalte encore sombre, fraîchement posé. Sous les applaudissements et les cris de joie, le député-maire Mey Gnassingbé a officiellement réceptionné le tronçon reliant la route nationale n°5 au nouvel hôpital mère-enfant de la localité. Un axe stratégique, et hautement symbolique pour cette commune d’Amou 2.
Accueilli par une population en liesse à Amou Oblo, le maire d’Amou 2 a parcouru les quelques centaines de mètres qui relient désormais la RN5 – corridor structurant entre Lomé, Kpalimé et Atakpamé – à l’infrastructure sanitaire en cours d’achèvement. Autour de lui, les chefs traditionnels, les élus locaux, des représentants des corps constitués et le préfet de l’Amou, Bissalouwè Koufama, ont tenu à marquer leur présence.
Désenclaver pour soigner
L’enjeu dépasse la simple commodité routière. « Cette route facilitera l’accès rapide à l’hôpital mère-enfant d’Amou-Oblo pour sauver des vies en cas d’urgence », a souligné le préfet. Dans une zone où les évacuations sanitaires peuvent encore être ralenties par l’état des pistes, la connexion directe à la RN5 représente un gain de temps décisif.
L’ouvrage, lancé en juillet 2025 pour une durée prévisionnelle de six mois, a été livré dans les délais par l’entreprise attributaire. Outre la chaussée, le projet a intégré l’électrification de l’axe, améliorant la sécurité et l’accessibilité nocturne.
Pour le préfet, la portée est également économique : « La route va améliorer la mobilité des personnes et des biens, renforcer l’attractivité de la localité, rapprocher les communautés et favoriser la cohésion », a-t-il lancé.
À Amou Oblo, où l’activité repose en grande partie sur l’agriculture et le petit commerce, l’amélioration des dessertes peut modifier les circuits d’approvisionnement et d’écoulement des produits.
Engagement pour le développement

Devant les habitants d’Amou Oblo rassemblés, Meyebine-Esso Gnassingbé a rappelé la genèse du chantier. « En juillet 2025, nous étions ici pour le lancement. Aujourd’hui, nous constatons que les travaux se sont déroulés dans le temps », a-t-il déclaré, saluant la qualité de la réalisation.
Le député-maire a insisté sur la dimension partenariale du projet, conduit de concert entre la mairie et le Programme d’Appui aux populations vulnérables (PAPV), mis en place par le gouvernement du président du Conseil, Faure Gnassingbé. Pour les autorités locales, l’ouvrage s’inscrit dans une vision plus large d’amélioration des conditions de vie et de réduction des inégalités territoriales.
À quelques mètres de là, le futur hôpital mère-enfant est pratiquement prêt à être réceptionné. Une visite des locaux a permis aux autorités locales de s’assurer que les derniers réglages se poursuivent pour une livraison technique début mars. « Dans quelques semaines, nous nous retrouverons pour son inauguration », a promis le maire, établissant un lien direct entre l’infrastructure routière et l’équipement sanitaire.
La cérémonie a aussi été l’occasion d’un rappel à l’ordre civique. Le préfet a exhorté les populations à préserver l’ouvrage contre les dégradations et à respecter le code de la route afin d’éviter les accidents. Dans de nombreuses communes rurales, l’entretien des infrastructures demeure un défi, faute de moyens techniques et financiers pérennes.
Pour sa part, Mey Gnassingbé a remercié les électeurs pour le renouvellement de leur confiance lors des élections municipales de juillet 2025. Le député-maire a appelé à une mobilisation collective pour « accompagner le conseil municipal dans la transformation de la commune ». Car au-delà de l’inauguration, l’équation reste celle du développement durable de la commune d’Amou 2. En effet, il s’agira de faire de cette route non pas un simple ruban d’asphalte, mais un levier structurant pour la santé, l’économie locale et la cohésion sociale.
Rejoignez-nous sur notre chaîne WhatsApp pour plus de détails






