Le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC) maintient son meeting le dimanche 8 novembre à Tsévié. Après un premier bras de fer administratif avec les autorités locales, tout est rentré dans l’ordre. Et les leaders de l’opposition entendent remobiliser leurs bases contre la nouvelle Constitution.
C’est un rendez-vous crucial pour le paysage politique togolais. Dimanche 8 novembre 2026, la ville de Tsévié (commune Zio 1), située à environ 35 kilomètres de Lomé, sera le théâtre d’un meeting d’information et de sensibilisation organisé par le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC).
Ce regroupement entend faire bloc face au pouvoir en place. Il rassemble les principales forces de l’opposition démocratique notamment l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR).
Un premier report et des négociations serrées
L’organisation de cet événement n’a pas été un long fleuve tranquille. Initialement programmé pour le 25 octobre dernier, le rassemblement avait été compromis par une note du maire de la commune Zio 1, le Dr Atatsi Ayawo, invoquant l’indisponibilité de la place publique d’Atikoumé.
Face à ce que l’opposition a qualifié de manœuvre d’entrave aux libertés de réunion, des discussions ont été engagées. C’est finalement par une correspondance officielle que la municipalité a fait marche arrière, confirmant que les dispositions nécessaires avaient été prises pour rendre le site accessible à la nouvelle date du 8 novembre.
Le ministre de l’administration territoriale a d’ailleurs instruit le préfet de Zio de prendre des dispositions pour la bonne tenue de la manifestation.
Meeting contre la nouvelle Constitution
Sous le slogan explicite « Non au coup d’État permanent, oui à la restauration de la C92 », le CNCC souhaite remobiliser les citoyens contre la réforme constitutionnelle promulguée au premier semestre 2024. Cette réforme a fait basculer le Togo d’un régime présidentiel à un régime parlementaire, une modification perçue par l’opposition comme un stratagème permettant au parti au pouvoir de se maintenir indéfiniment.
Pour les organisateurs, ce meeting de Tsévié se veut le point de départ d’une nouvelle vague de contestation pacifique à travers le pays. Reste à savoir si la population répondra massivement à l’appel dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement verrouillé.
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