La Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF) tient les 4 et 5 novembre à Lomé un symposium consacré à l’assurance santé en Afrique. Les participants réfléchissent à la construction d’un écosystème « viable, inclusif et durable », dans un contexte où les dépenses de santé pèsent encore sur les ménages.
Organisé avec l’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Togo (APSAT), le symposium réunit plus de 300 participants issus des secteurs de l’assurance et de la santé.
La FANAF mise sur la viabilité
« Derrière la question de l’assurance santé se trouvent des préoccupations profondément humaines : la dignité des personnes, la protection des familles, la préservation des revenus, la lutte contre la pauvreté et surtout le droit fondamental à la santé », a déclaré André Apélété Azibli, président de l’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Togo (APSAT)
Pour le président de l’APSAT, l’assurance santé ne doit pas être considérée comme un simple produit financier. Elle constitue, selon lui, « un puissant instrument de solidarité, de justice sociale et de développement économique».
Mamadou G. K. Koné, président de la FANAF, a lui aussi insisté sur la nécessité de concilier la protection des populations et l’équilibre financier des assureurs.
« L’assurance santé permet de se soigner sans s’appauvrir. Elle est un pilier de la protection de nos populations et de la résilience des économies africaines », a-t-il affirmé.
Mamadou G. K. Koné a toutefois mis en garde contre les difficultés économiques du secteur. « Une branche qui croît à perte n’est pas une réussite », a-t-il déclaré, appelant les acteurs du secteur de l’assurance santé à améliorer leurs pratiques et à renforcer les contrôles.
Des produits adaptés aux besoins des populations
L’assurance santé doit répondre aux réalités des populations notamment celles qui ont de faibles revenus. Pour Jean-Marie Tessi, ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, les produits doivent être accessibles et adaptés aux besoins des ménages.
« L’inclusion, ce n’est pas de la charité, mais le génie dans l’adaptation aux besoins réels des cibles », a-t-il déclaré.
Les échanges se poursuivent jusqu’au 5 novembre autour des moyens de renforcer la couverture santé, d’améliorer la viabilité des assureurs et de mieux protéger les populations.
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