Le Togo prendra part au 20ᵉ Sommet de la Francophonie, prévu les 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge, avec une délégation de haut niveau. Cette rencontre réunira les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) autour des orientations futures de l’organisation et de plusieurs enjeux politiques, économiques et sociaux.
Placée sous le thème « Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable », cette édition intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des crises et les recompositions des équilibres multilatéraux. Elle doit permettre aux dirigeants francophones de définir les priorités de l’organisation pour les prochaines années.
Le sommet sera précédé, le 14 novembre, par la 48ᵉ session de la Conférence ministérielle de la Francophonie. Au total, les représentants des 90 États et gouvernements de l’OIF sont attendus à Phnom Penh.
Au cœur du sommet de la francophonie
Les discussions porteront notamment sur le rôle de la Francophonie dans la prévention des crises et la consolidation de la paix, mais aussi sur les liens entre stabilité politique et développement. Les questions liées à l’éducation, à la jeunesse, à la culture, à l’égalité entre les femmes et les hommes, au numérique, à l’entrepreneuriat et à l’environnement figurent également parmi les axes annoncés.
Les participants devront par ailleurs examiner le bilan de la programmation 2024-2027 de l’OIF et définir les orientations de la prochaine période. Une déclaration finale, dite Déclaration de Phnom Penh, ainsi que plusieurs résolutions sont attendues à l’issue des travaux.
Pour le Togo, cette rencontre constitue un cadre de concertation avec les autres pays francophones sur les défis communs et les perspectives de coopération. La participation d’une délégation de haut niveau doit permettre au pays de prendre part aux discussions sur les grandes orientations de l’organisation.
Un nouveau secrétaire général à élire
L’un des principaux enjeux de ce rendez-vous sera l’élection de la ou du secrétaire général de la Francophonie pour le mandat 2027-2030. Le scrutin est prévu le 16 novembre, à huis clos, et concernera les représentants des 53 États et gouvernements membres de plein droit.
Quatre candidatures ont été enregistrées : celles de Coumba Ba, de Mauritanie, Dacian Cioloș, de Roumanie, Juliana Lumumba, de la République démocratique du Congo, et Louise Mushikiwabo, secrétaire générale sortante, du Rwanda.
Pour la première fois, le processus électoral suit intégralement la procédure formalisée par le règlement des instances de la Francophonie. Le consensus est privilégié ; à défaut, un vote à bulletin secret est organisé.
Le sommet de Phnom Penh doit ainsi permettre aux dirigeants francophones de se prononcer sur la direction future de l’organisation et de fixer ses priorités dans un environnement international en mutation.
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