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Biologie médicale : Dr Kossi Kabo élu président de la Fédération ouest-africaine

Louis KAMAKO
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Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la...
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Le Togo s’affirme en matière de biologie médicale en Afrique de l’ouest. Le togolais, Dr Kossi Kabo a accédé jeudi 17 septembre à la présidence de la Fédération ouest-africaine des associations de biologistes médicaux (FWAMLSA). Tout premier président de l’organisation, Dr Kabo se donne pour priorités de renforcer la réglementation, harmoniser la formation et préparer la profession aux bouleversements liés à l’intelligence artificielle.

L’élection du président de l’Association des biologistes médicaux du Togo (ABM-Togo) intervient dans le cadre d’un congrès constitutif réunissant plus de 350 participants et des délégations de plus d’une quinzaine de pays. Le congrès, organisé du 15 au 19 septembre à Lomé, porte sur le thème « Biologistes médicaux et santé publique en Afrique de l’Ouest : enjeux, défis et perspectives ».

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La fédération rassemble les associations professionnelles de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Notamment le  Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. Des associations sont également annoncées comme étant en cours de constitution au Cap-Vert, en Gambie et en Guinée-Bissau.

Une fédération de biologie médicale pour parler d’une seule voix

La création de cette structure fait suite au constat selon lequel, les défis auxquels sont confrontés les biologistes médicaux dépassent les frontières nationales.

Les épidémies circulent d’un pays à l’autre, les besoins en diagnostic sont comparables et les questions de formation, de réglementation ou de reconnaissance professionnelle restent, à des degrés différents, au cœur des préoccupations nationales.

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La fédération veut donc devenir un espace de représentation et de coopération. Son ambition affichée est notamment de contribuer à positionner la biologie médicale au cœur des systèmes de santé ouest-africains et de formuler des recommandations à l’attention des États. Le congrès constitutif est présenté par ses organisateurs comme une occasion de partager les expériences et de construire des réponses communes aux défis sanitaires de la région.

Pour le président élu,  l’enjeu est aussi de faire comprendre aux décideurs le rôle stratégique de la profession. Il s’agit, selon lui, de faire en sorte que les aspirations des biologistes médicaux soient mieux prises en compte par les autorités et les organisations de santé, avec une finalité : améliorer la santé publique.

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Le tritype du Dr Kossi Kabo

Le nouveau président veut d’abord s’attaquer à la réglementation. Dans plusieurs pays, estime-t-il, le métier reste insuffisamment défini dans les textes.

La priorité sera donc de travailler avec les institutions chargées de la régulation afin de construire un cadre capable de tenir compte des transformations rapides du secteur.

Et parmi ces transformations figure l’intelligence artificielle. Automatisation des analyses, aide à l’interprétation des résultats, traitement de volumes considérables de données, outils de diagnostic : l’IA ouvre de nouvelles perspectives, mais pose aussi des questions de réglementation, de responsabilité professionnelle, de qualité et d’éthique.

 « Notre première priorité, c’est de travailler ardemment avec les différentes organisations impliquées dans le secteur de cette régulation pour que nous puissions avoir un cadre réglementaire adéquat, adapté à l’enjeu de l’heure », souligne-t-il.

La réflexion devra également intégrer les méthodes génomiques émergentes et les nouvelles approches de diagnostic et de surveillance des maladies.

Le deuxième chantier est  la formation. La fédération souhaite travailler à une meilleure harmonisation des curricula de formation des professionnels de la biologie médicale. L’objectif est de rapprocher les systèmes de formation des différents pays et de faciliter, à terme, la reconnaissance des compétences.

Le président évoque également la question de la création d’ordres professionnels dans les pays où cela reste nécessaire, ainsi que l’actualisation des référentiels de formation.

La troisième priorité est l’ancrage institutionnel. La FWAMLSA entend développer des relations fortes avec les organisations qui interviennent dans le secteur de la santé, notamment l’Organisation ouest-africaine de la santé, l’Organisation mondiale de la santé, Africa CDC et la Fédération internationale des sciences de laboratoire biomédical.

L’objectif est de faire de la biologie médicale un interlocuteur identifié dans les discussions sur les politiques sanitaires et la prise de décision. « Nous aurons également la responsabilité de tisser de très fortes bases institutionnelles avec les organisations qui militent dans le secteur de la santé », résume le Dr Kabo.

Pour le nouveau président, cette reconnaissance institutionnelle est essentielle. Les biologistes médicaux ne veulent plus seulement être considérés comme des acteurs techniques du système de santé, mais comme des partenaires à part entière dans la définition des réponses aux problèmes sanitaires.

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Louis KAMAKO est un journaliste et rédacteur togolais spécialisé dans les questions politiques, sociales et médiatiques. Il couvre l’actualité politique, les enjeux de société et la gouvernance locale avec une approche fondée sur la rigueur, l’analyse et la vérification des faits.