Les meilleurs bacheliers du Burkina Faso resteront désormais dans leur pays pour poursuivre leurs études supérieures. Le gouvernement a décidé de leurs formations dans les universités et instituts burkinabè. Il estime que ces établissements disposent des capacités nécessaires pour offrir un enseignement de qualité.
L’annonce a été faite par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le professeur Samuel Paré.
“Il s’agit d’une décision ferme du gouvernement et toutes les dispositions ont été prises pour assurer son application”, a-t-il insisté.
Cette mesure intervient au lendemain d’une autre décision des autorités qui stipule que désormais, les étudiants qui souhaitent poursuivre leurs études à l’étranger doivent d’abord obtenir une autorisation des autorités compétentes.
Pour renforcer l’offre de formation, le gouvernement prévoit également l’ouverture prochaine de l’Académie technologique du Faso (ATF), un établissement dédié à la formation d’ingénieurs. Le nombre de bénéficiaires des bourses d’études a aussi été revu à la hausse, passant de 2 300 à 3 000.
Les autorités demandent aux nouveaux bacheliers et à leurs parents de comprendre le bien-fondé de cette décision.
« L’excellence n’est pas une destination. Il ne faut pas forcément s’expatrier pour être excellent. Le Burkina Faso dispose désormais de formations adaptées aux besoins du pays », a déclaré Samuel Paré.
La mesure suscite toutefois des réactions contrastées. Certains saluent une décision qui permettra de valoriser les universités nationales et de retenir les talents. D’autres estiment qu’elle risque de limiter les opportunités des meilleurs élèves en les empêchant d’accéder à des formations et à des expériences académiques à l’étranger.
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