L’Association des victimes de torture au Togo (ASVITTO) renforce son dispositif de lutte contre les violations des droits humains. Réunis en assemblée générale élective le week-end dernier, les membres de l’organisation ont procédé à une profonde réorganisation de ses instances dirigeantes. L’objectif affiché est de rendre l’association plus efficace dans son combat contre la torture et pour la défense des victimes.
L’assemblée générale élective a été marquée par l’arrivée de nouvelles figures au sein des organes de gouvernance de l’ASVITTO. L’association dispose désormais d’un conseil d’administration composé d’un président, d’un vice-président, de conseillers ainsi que de responsables chargés de la conduite stratégique.
La nouvelle architecture de l’ASVITTO
À l’issue des travaux, Yao Alaza a été porté à la présidence du conseil d’administration. La coordonnatrice de la Synergie des travailleurs du Togo, Nadou Lawson, occupe désormais le poste de vice-présidente. Emmanuel Sodadji , président de la Ligue des Consommateurs du Togo fait également son entrée dans les nouvelles instances. Quant à l’ancien président de l’ASVITTO, Kao Acholi, il prend les fonctions de directeur exécutif.
Cette restructuration s’accompagne de l’appui de plusieurs organisations engagées dans la promotion des droits humains. L’ASVITTO bénéficie notamment du soutien de la Coalition togolaise des défenseurs des droits humains, d’Amnesty International, de la Ligue des consommateurs, de Solidarité Planète Togo ainsi que du CEJUS.
Renforcer la défense des droits humains
Pour les responsables de l’association, cette nouvelle configuration doit permettre de mieux porter les doléances des victimes, d’intensifier le plaidoyer contre la torture et de renforcer les mécanismes de protection des droits fondamentaux au Togo. Cette réorganisation intervient à point nommé, alors que les préoccupations relatives à la torture et aux mauvais traitements demeurent d’actualité au Togo.
Le 25 juin 2025, l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) a, dans son rapport Index mondial de la torture, classé le Togo parmi les pays présentant un « risque considérable » en matière de torture et de mauvais traitements.
Selon cette évaluation, les cas de torture visant notamment à obtenir des aveux ou à intimider des opposants politiques continuent d’être signalés, tandis que l’impunité et les conditions de détention restent des sujets de préoccupation.
Dans ce contexte, l’ASVITTO entend jouer pleinement son rôle d’accompagnement des victimes et de veille citoyenne, avec l’ambition de contribuer davantage à la prévention de la torture et à la promotion de l’État de droit au Togo.
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