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Dodji Apevon : ‘Nous n’avons jamais reçu d’indemnités’

Didier ASSOGBA
3 Min Read
Paul Dodji Apevon

Au lendemain des élections législatives de 2024, deux figures majeures de l’opposition togolaise avaient refusé de siéger à l’Assemblée nationale. Me Paul Dodji Apevon (Forces démocratiques pour la République – FDR) et Jean-Pierre Fabre (Alliance nationale pour le changement – ANC) contestent ainsi la réforme constitutionnelle instaurant une Ve République à dominante parlementaire.

Plus d’un an après, cette posture de boycott continue d’alimenter les débats. Depuis plusieurs jours, des rumeurs persistantes, largement relayées sur les réseaux sociaux, accusent certains leaders de l’opposition de percevoir des indemnités parlementaires, en dépit de leur absence de l’hémicycle.

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Une mise au point ferme de Dodji Apevon

Face à ces allégations, Paul Dodji Apevon, président des FDR, est monté au créneau le 13 avril. Le ton est sans ambiguïté. « Nous avions pris la décision de ne pas siéger. Nous ne nous sommes pas approchés de l’Assemblée et ce qui s’y passe n’est plus notre affaire », a-t-il déclaré.

Même ligne de défense du côté de Jean-Pierre Fabre, leader de l’ANC et lui aussi élu député en 2024. Selon Me Apevon, ni l’un ni l’autre ne se sont présentés à l’hémicycle depuis leur élection, rendant de facto impossible toute perception d’émoluments liés à une fonction qu’ils n’exercent pas.

« Nous ne sommes pas à l’Assemblée nationale et nous ne pouvons pas être payés. C’est aussi simple », insiste-t-il, balayant des accusations qu’il juge infondées.

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Une bataille aussi sur le terrain de l’opinion

Au-delà du démenti, l’épisode illustre les tensions persistantes autour de la légitimité des institutions issues de la nouvelle constitution. Pour l’opposition, qui conteste toujours les conditions d’adoption de la réforme, toute participation parlementaire reviendrait à cautionner un système qu’elle rejette.

Mais sur le terrain de l’opinion publique, ces positions sont régulièrement mises à l’épreuve. Les réseaux sociaux, devenus un espace central de confrontation politique, amplifient rumeurs et contre-récits, fragilisant parfois la crédibilité des acteurs.

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Me Apevon déplore ainsi une instrumentalisation de ces informations, accusant certains cercles de chercher à « vilipender » les figures de l’opposition. Il appelle, en creux, à une plus grande vigilance citoyenne face à ce qu’il considère comme des tentatives de désinformation.

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