Le président angolais sortant de l’Union africaine, João Lourenço, a officiellement transmis la présidence en exercice de l’organisation à son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, lors d’une cérémonie solennelle tenue à Addis-Abeba. Ce passage de témoin marque l’ouverture d’un nouveau cycle diplomatique pour le continent, placé sous le signe de l’eau et de l’assainissement.
Dans son allocution, João Lourenço a salué le choix unanime porté sur son successeur, estimant que l’Union africaine serait désormais dirigée par « un homme d’État doté de hautes qualités », capable d’incarner les aspirations communes du continent. Le président angolais a souligné que l’année 2026 sera structurée autour du thème : « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».
L’eau, un impératif politique et moral
Pour le président sortant, l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement constitue désormais un « impératif moral et politique » pour l’Afrique. Un enjeu qui dépasse le simple cadre des infrastructures pour toucher à la santé publique, à la stabilité sociale et à la croissance économique.
« Vous avez devant vous une mission complexe et exigeante, mais qui mérite que vous y consacriez toute votre énergie », a-t-il déclaré à l’endroit d’Évariste Ndayishimiye, appelant à un engagement coordonné des gouvernements, du secteur privé, des organisations civiques et des communautés locales.
Cette orientation s’inscrit dans une volonté plus large de rompre avec les cycles de vulnérabilité structurelle qui freinent le développement du continent, notamment dans les zones rurales et périurbaines, où l’accès à l’eau demeure encore précaire pour des millions de personnes.
Défis structurels de l’Union africaine
João Lourenço a également rendu hommage à la Commission de l’Union africaine, dirigée par Mahmoud Ali Youssouf, saluant le professionnalisme et le dévouement de ses équipes dans la mise en œuvre des priorités continentales.
Pour Évariste Ndayishimiye, ce mandat d’un an intervient dans un contexte marqué par des défis multiples : tensions géopolitiques, pressions démographiques, vulnérabilités climatiques et exigences croissantes de gouvernance. L’enjeu sera de transformer le thème de l’eau en politiques concrètes, capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Au-delà de la symbolique institutionnelle, cette transition illustre la volonté de l’Union africaine de recentrer son action sur des problématiques essentielles, directement liées au quotidien des citoyens africains. Un pari stratégique, à l’heure où le développement inclusif devient l’un des principaux critères de légitimité politique sur le continent.
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