La 2e session ordinaire de l’année 2025 s’est achevée le 31 décembre à Lomé. À la tribune, le président de l’Assemblée nationale, le professeur Komi Selom Klassou, a dressé un bilan dense des travaux accomplis par les députés. L’ancien Premier ministre a réaffirmé la place centrale du Parlement dans l’architecture institutionnelle issue du nouveau régime parlementaire.
Dans un discours à forte portée institutionnelle, le président de la première Chambre a insisté sur la valeur du « temps parlementaire », conçu non comme une simple donnée chronologique, mais comme un indicateur de la qualité du débat démocratique et de l’impact des décisions prises. Une manière de souligner, selon lui, l’intensité des travaux menés au cours d’une session qualifiée d’« exceptionnelle » par sa richesse législative.
Des ajustements institutionnels à forte portée symbolique
Parmi les temps forts, les députés ont procédé au remplacement de représentants dans douze circonscriptions électorales et à l’élection de membres aux postes vacants du Bureau de l’Assemblée nationale. Pour Komi Selom Klassou, ces ajustements traduisent la capacité des institutions à se renouveler « dans la sérénité », tout en consolidant les fondations de la première législature de la Ve République.
Le président de l’Assemblée a également rappelé le discours sur l’état de la Nation prononcé le 2 décembre 2025 par Faure Gnassingbé, président du Conseil. Les trois axes mis en avant « protéger, rassembler, transformer » sont désormais présentés comme la boussole de l’action parlementaire.
Sur le fond, la session a été marquée par plusieurs textes structurants. Le projet de loi de finances pour l’exercice 2026, adopté en première lecture, a inauguré la navette parlementaire entre l’Assemblée nationale et le Sénat, conformément au nouveau cadre institutionnel. Les députés ont également voté une loi de finances rectificative pour 2025 et modifié le cadre juridique et fiscal du projet stratégique du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest.
À cela s’ajoutent l’adoption de mesures renforçant la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, ainsi que le vote en première lecture du projet de loi autorisant la ratification du protocole africain relatif aux droits des personnes handicapées.
Les députés jouent la proximité avec les populations
En clôture de session, une question d’actualité consacrée à l’accès à l’eau potable a permis au gouvernement d’apporter des éclairages, dans un contexte marqué par des attentes sociales persistantes. Le président de l’Assemblée a exhorté les députés, à l’orée de l’intersession, à maintenir un lien étroit avec leurs circonscriptions et à expliquer, « avec pédagogie », la portée des réformes engagées.
La qualité de la collaboration entre les deux chambres a également été mise en avant, Komi Selom Klassou saluant le travail conjoint mené avec le président du Sénat, Barry Moussa Barqué.
Alors que les députés entrent en intersession pour trois mois, la première session ordinaire de 2026 est annoncée pour le 7 avril. Dans ses vœux, le président de l’Assemblée nationale a appelé à poursuivre l’effort collectif pour bâtir « une République forte, solidaire et en progrès », rappelant aux élus leur rôle de « gardiens des rêves de la Nation » dans un contexte politique en pleine recomposition.
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