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Togo : l’Assemblée nationale en ordre de bataille pour la paix

Togo Breaking News
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Au terme de trois mois d’activités intenses, l’Assemblée nationale togolaise ont clôturé lundi leur première session ordinaire de l’année 2025. Une séance empreinte de solennité, d’introspection et de fermeté, à l’heure où le pays se prépare à de nouvelles échéances électorales. Kodjo Adedze, le président de l’institution est revenu sur les tensions politiques et sociales qui secouent le pays.

Dans l’hémicycle flambant neuf de Lomé, les députés togolais se sont réunis le 30 juin pour clore leur première session ordinaire de 2025. Une cérémonie marquée par la présence de plusieurs membres du gouvernement, dont Pacôme Yawovi Adjourouvi, ministre des Droits de l’Homme, et présidée par Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, président de l’Assemblée nationale.

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Plus qu’un simple exercice protocolaire, cette clôture a été l’occasion pour la représentation nationale de dresser le bilan de ses travaux et d’affirmer sa position face aux récents troubles qui secouent le pays.

Une session parlementaire historique

Le président Adédzé n’a pas manqué de rappeler la portée historique de cette session, qui a vu pour la première fois la désignation du président du Conseil, en vertu des nouvelles dispositions de la Ve République. Un tournant institutionnel salué par l’ensemble des élus, présenté comme le signe d’un « renforcement de notre gouvernance démocratique ».

« Ce choix, fruit d’un processus démocratique mûrement réfléchi, marque une étape essentielle dans la consolidation de notre État de droit », a-t-il souligné, appelant ses collègues à poursuivre le travail entamé avec le même « sens du devoir et de la responsabilité ».

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L’année 2025 sera également celle des élections municipales, prévues le 17 juillet. Pour Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, cette échéance électorale est un test majeur pour la démocratie togolaise et le processus de décentralisation engagé depuis plusieurs années.

« Ces élections permettront aux citoyens d’exercer pleinement leur droit démocratique en choisissant leurs représentants locaux. Elles doivent se dérouler dans un climat de sérénité et de responsabilité », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité de préserver l’ordre républicain face aux velléités de perturbation.

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L’Assemblée nationale condamne les violences

Face aux récentes manifestations et troubles enregistrés à Lomé fin juin, le président de l’Assemblée nationale a condamné « avec la plus grande fermeté » les actes de vandalisme et les tentatives de déstabilisation du pays. Il a dénoncé l’instrumentalisation des jeunes et les discours de haine propagés sur les réseaux sociaux par des « individus malintentionnés ».

« Un désaccord ne doit jamais mener à la désunion, à l’intoxication ou à la désinformation. La démocratie, c’est aussi le droit de ne pas être d’accord pacifiquement », a-t-il affirmé, saluant par ailleurs l’action des forces de défense et de sécurité, tout en annonçant que l’Assemblée nationale se penchera dans les jours à venir sur les circonstances ayant conduit à la découverte de corps dans le 4e lac d’Akodesséwa.

L’unité nationale comme fil conducteur

Face à la montée des discours clivants, Kodjo Adédzé a lancé un appel vibrant à l’unité nationale. « Le Togo traverse une époque où des voix discordantes sèment le doute et la division. Mais il est temps de raviver la flamme de la solidarité, de bâtir ensemble un Togo réconcilié avec lui-même », a-t-il déclaré. Le président du Parlement a invité les Togolais à « tourner la page des rancunes » pour écrire un nouveau chapitre dans « la grande mosaïque de notre identité commune ».

Alors que s’ouvre une période d’intersession de trois mois, les députés sont appelés à maintenir le lien avec leurs circonscriptions. Moins sollicités en plénière, ils pourront mener des consultations locales, préparer des propositions de loi ou participer à des initiatives de médiation sociale.

Le président de l’Assemblée nationale a conclu en exhortant ses pairs à rester « à l’écoute des aspirations du peuple » et à ne jamais perdre de vue « la noblesse de leur mission au service du bien commun ».

Alors que les tensions politiques demeurent palpables, le Parlement affiche sa volonté de jouer sa partition dans l’équilibre des pouvoirs et la construction d’un avenir plus apaisé.

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