La Fondation des Médias pour l’Afrique de l’Ouest (MFWA) et l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT) sont à l’œuvre pour l’amélioration des conditions de sécurité des journalistes au Togo. Ces organisations ont formé une trentaine de professionnels des médias jeudi à Lomé. La rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Promouvoir la liberté de la presse et les droits numériques des femmes au Togo ».
Carole Kpéto, directrice du Centre de Formation et de Recyclage en Communication (CFRC), représentant le ministère de la Communication a donné le ton aux travaux. L’activité a bénéficié de l’appui financier de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas au Ghana.
« Dans un contexte où les menaces persistent, cet atelier représente une étape décisive pour bâtir un environnement de travail plus sûr et plus résilient. À travers cette initiative, nous voulons élever les normes professionnelles, renforcer les mécanismes de protection des journalistes et permettre à la presse de jouer pleinement son rôle dans la consolidation de la gouvernance démocratique », a expliqué Elikplim Goka-Adokanu, secrétaire général de l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT).
Les travaux ont été structurés autour de quatre grandes sessions thématiques. La première session a porté sur le panorama des risques en ligne et l’hygiène numérique. Animée par Emmanuel Agbenonwossi, expert en droits numériques, elle a permis aux participants d’identifier les principales menaces numériques auxquelles ils sont exposés : piratage de comptes, surveillance illégale, cyberharcèlement ou encore usurpation d’identité. L’accent a été mis sur les bonnes pratiques à adopter pour sécuriser ses données et ses communications.
La sécurité des journalistes, une priorité
La deuxième session s’est intéressée à l’éthique et à la loi. Les échanges ont permis de mieux comprendre le paysage législatif numérique et cybernétique au Togo et d’identifier les comportements à risque pouvant exposer les journalistes à des infractions liées au cyberespace. Les participants ont été outillés pour réduire les risques juridiques dans l’exercice de leur profession.
La troisième session, consacrée à la réduction des risques et aux protocoles de sécurité, a été animée par Tetteh Adje Kpatagnon, expert en sécurité des journalistes. Elle a abordé la couverture en zone à haut risque, la sécurité personnelle ainsi que la préparation aux situations d’urgence.
Enfin, la quatrième session a mis l’accent sur le renforcement de la coopération entre les médias et les forces de sécurité. Les discussions, conduites par Elikplim Goka-Adokanu, ont porté sur les bonnes pratiques de collaboration et les recommandations pour instaurer un climat de confiance mutuelle.
Au terme de l’atelier, plusieurs recommandations concrètes ont été formulées à l’endroit des participants. Parmi celles-ci figurent le téléchargement d’un gestionnaire de mots de passe, l’activation d’un code d’accès fort avec verrouillage automatique, ainsi que la mise à jour régulière des systèmes et applications.
Les experts ont également conseillé d’activer le chiffrement des appareils lorsque cela est possible, de séparer l’usage personnel de l’usage professionnel et d’éviter les accessoires ou ports de chargement non fiables, souvent utilisés pour infiltrer des logiciels malveillants.
Pour Diane Badolo, assistante programme à la MFWA, cette formation s’inscrit dans une dynamique de solidarité professionnelle. Elle a rappelé les actions déjà menées en faveur des journalistes confrontés au harcèlement et aux dangers liés à leur métier. Elle a invité les participants à faire de cet atelier un espace d’apprentissage collectif afin de mieux raconter les histoires qui façonnent la nation.
Cet atelier a permis à la MFWA et l’UJIT de contribuer à un environnement médiatique plus sûr, dans lequel les journalistes peuvent exercer leur mission d’information en toute responsabilité et avec des outils adaptés aux défis contemporains.
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