Une nouvelle étape de franchi dans le chantier de l’identification biométrique dans la zone 1 de la région maritime. L’Agence nationale d’identification (ANID) vient s’installer les comités communaux de gestion des plaintes (CCGP) dans les préfectures de Lacs et de Bas-Mono entre les 4 et 7 novembre derniers, après ceux de Yoto fin octobre. Ces comités auront pour mission d’assurer une médiation de proximité, transparente et efficace, autour du processus d’enrôlement biométrique en cours dans la zone.
Ces structures locales comprennent des représentants de la société civile, d’autorités traditionnelles, de jeunes, de femmes et d’agents publics. Elles ont reçu une formation spécifique pour examiner les réclamations des citoyens — qu’il s’agisse de refus d’enrôlement, de difficultés d’accès aux centres, de soupçons de favoritisme ou de violations présumées de la confidentialité des données.
L’identification biométrique s’inscrit dans le cadre du projet WURI-Togo (West Africa Unique Identification for Regional Integration and Inclusion), est financé par la Banque mondiale. La démarche vise à doter chaque résident togolais d’une identité numérique unique, sécurisée et reconnue par l’État.
Le numérique unique facilitera l’accès aux services publics (santé, éducation, protection sociale) ainsi qu’à l’inclusion financière (ouverture de comptes bancaires, microcrédits, transferts sociaux).
Depuis son lancement, le programme a permis d’enrôler des centaines de milliers de personnes à travers le pays, notamment dans la région des savanes et dans le Grand Lomé. Mais il suscite aussi des interrogations, notamment dans les zones rurales où la méfiance vis-à-vis de la collecte des données biométriques (empreintes digitales, reconnaissance faciale, iris) reste vive.
Silété Roselin Devo, directeur général de l’ANID a appelé les populations à « s’impliquer activement, non seulement en se faisant identifier, mais aussi en participant au suivi citoyen de cette opération stratégique. La région Maritime, particulièrement dense et diversifiée, constitue un terrain clé pour le succès du projet. La zone 1 de cette région pour l’identification biométrique comprend les préfectures des Lacs, de Bas-Mono, de Vo, et de Yoto.
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