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Correct The Map : la carte du monde est à corriger selon l’Union africaine

Togo Breaking News
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Depuis des siècles, les manuels scolaires, cartes murales et globes terrestres ont un point commun : la projection de Mercator servant de carte du monde. Un choix hérité du XVIe siècle, conçu pour faciliter la navigation maritime. Mais selon l’Union africaine (UA), elle fausse la perception de la réalité géographique et contribue à la marginalisation du continent africain.

Le 12 août, l’organisation panafricaine a officiellement apporté son soutien à la campagne « Correct The Map », lancée par les ONG Africa No Filter et Speak Up Africa. Leur objectif est de remplacer la projection de Mercator par un modèle plus fidèle à la taille réelle des continents, comme la carte Equal Earth, conçue en 2018 par des cartographes américains.

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L’Afrique « rétrécie » sur la carte du monde

Sur la projection de Mercator, le Groenland paraît presque aussi vaste que l’Afrique… alors qu’il est quatorze fois plus petit. Même traitement pour l’Amérique du Sud, visuellement écrasée par une Europe gonflée à bloc.

« Ce n’est pas un simple détail technique : ces cartes façonnent notre vision du monde, influencent l’éducation, les médias et même certaines décisions politiques », rappelle Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission de l’UA.

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Pour les défenseurs de cette réforme, l’enjeu est symbolique autant que stratégique. L’Afrique est le deuxième plus grand continent, avec 54 États et plus d’1,4 milliard d’habitants, mais reste souvent perçue comme une “petite” entité sur les planisphères.

Une bataille culturelle et politique

La campagne « Correct The Map » plaide pour que la carte Equal Earth devienne la norme dans les écoles africaines, les administrations publiques et les organisations internationales. Cette projection conserve les proportions réelles des continents tout en offrant une esthétique proche des cartes traditionnelles.

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Pour l’UA, cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large visant à « rendre à l’Afrique sa juste place » dans les représentations mondiales. Une ambition qui fait écho aux revendications actuelles en faveur de réparations pour le colonialisme et l’esclavage, et à la quête d’une narration africaine décolonisée.

« Changer de carte, c’est aussi changer de regard sur nous-mêmes », conclut Selma Malika Haddadi.

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