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Togo : Ces droits qui se heurtent encore à des défis structurels

Anselme AVI
4 Min Read

Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé mercredi à Lomé une conférence-débat à l’intention des apprenants des IFAD Bâtiment et Énergies renouvelables. La rencontre présidée par Pacôme Adjourouvi, le ministre de tutelle s’inscrit dans le cadre de la célébration de la 77e Journée internationale des droits de l’homme. La séance a permis d’analyser le rôle de l’État dans la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels (DESC), au regard de ses obligations, des mécanismes de mise en œuvre, des défis persistants et des perspectives d’amélioration.

L’événement a porté sur le thème : « L’État et la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) ». Une thématique qui prend tout son sens dans le contexte de la commémoration de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), dont le Togo réaffirme une nouvelle fois l’esprit et les valeurs.

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Les DESC, représentent une composante essentielle des droits humains. Ils englobent notamment le droit à l’éducation, à la santé, au travail, au logement, à un niveau de vie adéquat et, plus largement, à des conditions de vie dignes.

Au Togo, malgré des avancées notables, la pleine réalisation de ces droits se heurte encore à des défis structurels et à des moyens parfois limités. D’où la nécessité de renforcer le dialogue, la sensibilisation et la participation citoyenne. Le ministre Pacôme Adjourouvi a rappelé l’importance de poursuivre les efforts pour garantir l’effectivité des DESC, tout en soulignant l’engagement de l’État pour leur réalisation.

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« Les progrès enregistrés sont notables, mais les défis demeurent. La promotion et la protection des droits humains étant l’affaire de tous, nous devons nous y engager ensemble. Cette journée constitue un engagement renouvelé envers des valeurs fondamentales telles que la dignité, l’égalité, la liberté, la justice et la paix. L’État togolais réaffirme sa volonté de bâtir une société où chacun se sent protégé par la loi, où nul n’est au-dessus du droit et où les institutions garantissent la justice pour tous. », a-t-il déclaré.

Les DESC ou des droits fondamentaux

Pour Assima-Kodjovi Katabale, directeur général des IFAD Bâtiment et Énergies renouvelables, le thème retenu prend une résonance particulière pour les jeunes en formation. « En tant qu’institut de formation aux métiers du bâtiment et des énergies renouvelables, nous sommes au cœur de ces droits fondamentaux, notamment le droit à l’éducation, au travail décent, à un cadre de vie digne, à l’accès à l’énergie. Il est essentiel de rappeler que la construction d’un pays ne repose pas uniquement sur les autorités, mais aussi sur chacun d’entre nous. »

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Le directeur général de l’Agence Éducation-Développement (AED), Dammipi Noupokou, a pour sa part mis l’accent sur l’importance du respect des devoirs, indissociables de l’exercice des droits. Il a salué la vision du gouvernement qui place la jeunesse au cœur de la promotion des valeurs civiques, en soulignant que l’AED œuvre à renforcer cette culture à travers des formations adaptées aux impératifs du développement durable.

« La célébration de cette journée est l’occasion de rappeler que chacun de nous détient une part active dans la construction du bien commun. Le respect des droits et des devoirs s’exerce partout dans nos familles, nos écoles, nos lieux de travail, dans l’administration, et même sur Internet », a indiqué Dammipi Noupokou. 

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