Le Plan de réponse conjoint 2026-2027 a été officiellement lancé mardi à Lomé. L’activité s’inscrit dans le cadre du Programme d’Urgence de Renforcement de la Résilience et de la Sécurité des Communautés (PURS). Organisée en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et le Système des Nations Unies, la rencontre a rassemblé des représentants du gouvernement togolais, des agences onusiennes, des ONG nationales et internationales, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
A l’ouverture, Mazama-Esso Minza, a souligné l’ampleur de la situation humanitaire au Togo. « À ce jour, notre pays accueille 58 945 réfugiés et demandeurs d’asile issus de 28 nationalités, dont plus de 49 000 en provenance des pays voisins. Au-delà de ces chiffres, ce sont plus de 1,3 million de personnes qui subissent directement ou indirectement les conséquences du déplacement forcé », a-t-il déclaré le directeur de cabinet du ministère en charge des solidarités.
Selon lui, cette réalité impose une réponse structurée et coordonnée, d’autant plus qu’une grande proportion des personnes affectées sont des femmes et des enfants confrontés à de multiples vulnérabilités. Il a insisté sur le fait que l’inaction et la dispersion des interventions ne sauraient constituer une option face à une crise aussi complexe.
Les priorités du Plan de réponse conjoint
Le Plan de réponse conjoint priorise 433 758 personnes en situation de besoin critique, pour un financement global estimé à 18 milliards de francs CFA, soit environ 33 millions de dollars américains. L’objectif est de prévenir l’aggravation des vulnérabilités et de consolider durablement la résilience des communautés.
« En 2023, le pays a connu un pic d’afflux de réfugiés avec plus de 23 000 nouvelles arrivées. Depuis, nous accueillons au moins 300 demandeurs d’asile chaque mois, sans compter les afflux massifs ponctuels. Toutes les parties s’accordent aujourd’hui sur l’intention noble qui motive ces appuis. Cependant, les interventions étaient dispersées, peu harmonisées et manquaient de réelles synergies, d’où la nécessité d’un mécanisme de coordination de la réponse », a expliqué le général Maganawe Dadja, coordonnateur du PURS.
Au total, près de 245 000 personnes ont déjà bénéficié d’appuis multidimensionnels grâce à la mise en œuvre coordonnée des réponses avec l’ensemble des acteurs sous la houlette du PURS.
L’action pour la période 2026-2027 s’articule autour de trois piliers indissociables : protéger, assister et bâtir la résilience. « Notre objectif est de transformer la crise en levier de développement en renforçant les systèmes de santé locaux, en sécurisant l’accès à l’éducation et en revitalisant les moyens de subsistance. Il s’agit de briser le cycle de la dépendance pour permettre aux populations de redevenir actrices de leur propre destin. J’en appelle donc à notre responsabilité collective afin que ces ressources soient mobilisées avec la célérité que nous impose la situation », a indiqué Coumba D. Sow, représentante de la représentante résidente du Système des Nations Unies.
A travers ce Plan de réponse conjoint 2026-2027, les autorités entendent passer d’une logique d’assistance ponctuelle à une approche durable et coordonnée. Le défi reste immense, mais la volonté affichée est claire : unir les efforts pour répondre efficacement aux besoins humanitaires tout en renforçant la résilience des communautés affectées.
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