Au Burkina Faso, plusieurs magistrats ont été condamnés à des peines de prison mardi à l’issue d’un procès très suivi. Le verdict a été rendu à la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Koupéla, située à une centaine de kilomètres de Ouagadougou.
Depuis plusieurs mois, magistrats, avocats et douaniers étaient poursuivis pour des faits de corruption, de blanchiment de capitaux et de concussion. Il leur était reproché d’avoir perçu des avantages indus afin d’obtenir des décisions de non-lieu en faveur de douaniers impliqués dans des affaires similaires.
Après des débats contradictoires, le tribunal a reconnu plusieurs prévenus coupables. Alban Balanoë Somé a été condamné à 36 mois de prison, dont 18 mois ferme, pour corruption d’agent public et divulgation illégale de l’identité d’un témoin protégé. Mohamed Traoré, Urbain Medah et Sandaogo Antoine Kaboré ont écopé de peines allant de deux à douze mois ferme pour corruption et complicité.
Les condamnations des magistrats s’accompagnent d’amendes comprises entre deux et trois millions de francs CFA. Les juges ont retenu qu’ils avaient accepté des avantages pour influencer des procédures judiciaires.
Trois douaniers, Oumarou Yameogo, Jonas Yameogo et Zindi Nikiéma, ont été condamnés chacun à 15 mois de prison, dont deux mois ferme, pour des faits de corruption. En revanche, Jean Jacques Wend-Panga Ouedraogo, l’avocat Arno Sampebré et le douanier Seydou Traoré ont été relaxés par le tribunal.
Cette décision marque une nouvelle étape dans la lutte contre la corruption au sein des institutions judiciaires et administratives du pays.
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