L’affaire SNI (Société Nouvelle Industrie), société sise à Gbatope continue d’inquiéter plus d’un. Après un récent mouvement d’humeur des employés, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) tire à nouveau la sonnette d’alarme. L’organisation du pasteur Edoh Komi décrit une « situation préoccupante » et appelle les autorités à intervenir de toute urgence.
Tout est parti d’une cessation de travail des employés de la SNI, qui dénoncent des “traitements inhumains et cruels” qu’auraient infligés certains expatriés libanais de la société. Les travailleurs reprochent également à la direction le non-respect des engagements pris le 1ᵉʳ août dernier, rappelle le MMLK.
La réunion du 1ᵉʳ août avait abouti à 15 engagements, dont plusieurs obligations fondamentales. Il s’agit entre autre de l’adoption d’un règlement intérieur, des contrats de travail écrits, de l’immatriculation des employés à la CNSS, de la délivrance des bulletins de paie, du paiement des heures supplémentaires, de la mise à disposition d’équipements de protection individuelle,… Des mesures destinées à régulariser le cadre de travail.
Selon le MMLK, les travailleurs ont organisé une manifestation pacifique pour revendiquer l’application de ces recommandations. Mais la réaction de l’entreprise aurait été « inacceptable ».
Des convocations dans l’affaire SNI
Le mouvement dénonce notamment la convocation à la Brigade de Recherches et d’Investigation (BRI) de Tsévié de deux délégués du personnel et quatre employés, accusés de “violences et manifestations illégales”. Le MMLK parle d’un « culot incroyable » de la part de responsables qui « bafouent les droits des travailleurs ». Il dénonce en particulier « l’insolence et l’arrogance » de certains expatriés, pointant un traitement jugé discriminatoire lors des auditions.
Selon le communiqué, les expatriés convoqués « sont arrivés après 11h et libérés avant 13h », tandis que les travailleurs togolais, eux, auraient été « présents avant 10h et retenus jusqu’à 17h30 ».
Dans sa sortie, le Mouvement Martin Luther King interpelle l’État et exige des mesures fermes pour garantir la justice sociale et la dignité des employés. « Tout est à revoir dans les sociétés de la zone franche, où les droits des travailleurs ne sont pas respectés conformément au Code du travail », martèle le mouvement, estimant que les violations répétées fragilisent la cohésion sociale.
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